Dans le cadre de la crise du Covid-19 et de ses conséquences, le recours aux transports en commun fait débat… Boudés durant les premières semaines du confinement par de nombreux citoyens, de nombreux utilisateurs dénoncent aujourd’hui le fait que les lignes de bus sont surchargées. C’est la raison pour laquelle le Tec et la Région wallonne ont annoncé voici quelques jours cette décision de renforcer de nombreuses lignes, afin de garantir une offre susceptible de ne pas surcharger les bus…

Mais à Liège, la satisfaction fut de courte durée. En effet, les critères pris en compte pour l’augmentation de l’offre n’auraient en rien soulager les lignes bondées de Liège.

Willy Demeyer répondait ce lundi soir au conseiller Grégory Benvegna à ce propos… ce dernier remarquant que "très peu des lignes centrales les plus fréquentées de Liège, de Seraing et de Herstal et les lignes stratégiques comme par exemple la ligne 48 qui dessert le CHU et l’Uliège étaient concernées". Ni les lignes 1 et 4 du centre-ville donc.

Déjà, le bourgmestre de Liège a pris contact avec le ministre de la Mobilité Philippe Henry pour lui signaler le problème, "d’autant que cela fait des mois que je suis interpellé par de nombreux citoyens à propos de la surcharge des bus". Mais le bourgmestre se dit encore aujourd’hui "déçu".

"En effet il semble que le Tec a fait le choix de desservir les communes périurbaines. C’est d’ailleurs ce qui ressort de la réponse du directeur des Tec : le choix s’est porté sur un renforcement ponctuel et aux heures de pointe des lignes dont la fréquence est faible. D’après le Tec, ajouter un car en ville ne va pas apporter une solution mais engendrer davantage de chaos", a indiqué le bourgmestre.

Et de préciser au passage que cette décision était d’autant plus surprenante qu’il semble que "la différence de contamination entre la Flandre et la Wallonie s’explique en partie par le nombre de personnes fréquentant les transports en commune en Wallonie".