urbanisme

Ce n’est plus un secret : depuis le 26 mars dernier, la Ville de Liège est devenue propriétaire des cinq parcelles des rues Léopold et de la Madeleine les plus sinistrées suite à l’explosion du 27 janvier 2010. Une explosion qui, ainsi que rappelé par l’échevin en charge de l’Urbanisme Jean-Pierre Hupkens (PS), a formé "une dent creuse" dans le quartier, pénalisant tant la qualité de vie que son image, sa dynamique commerciale ou sa mise en valeur touristique. A cet égard, la "Gazette de Liège" faisait d’ailleurs référence ce mardi aux différentes initiatives déjà prises par la Ville dans le quartier.

Lors du Conseil communal de ce lundi soir, un pas de plus a été franchi puisqu’il fut décidé à l’unanimité moins une abstention de l’opposition Vega de lancer un appel à intérêts en vue de la reconstruction du site. Comme rappelé par le collège, cet appel s’inscrit dans le cadre plus large du périmètre de rénovation urbaine du quartier qui a été adopté par le Conseil communal en avril dernier. En outre, la Ville a bénéficié d’un subside régional de 300 000 euros pour acquérir les parcelles concernées et organiser un concours d’architecture.

Sur les bancs du Conseil, c’est plutôt la satisfaction qui était de mise. Satisfaction de voir bouger les choses dans le quartier, plus de trois ans tout de même après la catastrophe, mais la procédure choisie - soit celle de faire appel, en deux phases, à des "bouwteams" pour mener à bien le chantier - faisait quelque peu jaser. Car si Ecolo, par la voix de Brigitte Ernst, se déclarait favorable à ce choix qui fait selon elle la part belle à la créativité, les conseillers PTB et Vega jugeaient plus durement la procédure. Alors que Sophie Lecron dénonçait "un cadeau fait au secteur privé", François Schreuer épinglait "une procédure qui est l’exemple-type de ce qu’il ne faut pas faire, à savoir lier architecture et promotion". Enfin, Pierre Gilissen (MR) s’est inquiété des risques de dépassement budgétaire et du manque à gagner à charge de la Ville.