Le concept est une première en Wallonie: le bassin de Liège dispose désormais d'un outil supra-communal, à savoir le SDEL qui signifie littéralement «schéma de développement de l'espace liégeois».

«Ce n'est pas un outil réglementaire comme le plan de secteur, précise Michel Foret (MR), ministre wallon en charge notamment de l'aménagement du territoire. C'est un outil d'orientation et d'aide à la décision.»

Il importe en effet de revoir l'aménagement futur de la vallée dans sa partie territoriale touchée par la fermeture des outils de la phase à chaud d'Arcelor. Le volumineux document a ainsi la particularité d'englober 8 communes directement concernées par les activités industrielles du bassin mosan: Engis, Flémalle, Seraing, Saint-Nicolas, Liège, Herstal, Oupeye et Visé.

Etape nouvelle

Ce travail constitue une suite logique du rapport Mathot-Foret déposé à l'automne dernier. «L'étude, financée à hauteur de 867000 euros par la Région, a été réalisée par un partenariat formé par les sociétés IBM BCS et D+ A International désigné à la suite d'un appel d'offres européen» indique le ministre. La première est la plus importante entreprise de conseil au monde alors que la deuxième est spécialisée en aménagement du territoire.

Un comité d'accompagnement (composé entre autres de représentants de plusieurs départements ministériels mais aussi d'Arcelor, de la SPI+, du Port autonome et de chacune des communes concernées) a approuvé le document, à l'instar du gouvernement wallon qui s'est prononcé hier.

L'étude révèle qu'en plus des 310 ha qui pourraient être libérés par Arcelor, 1700 hectares pourraient devenir disponibles pour implanter des activités nouvelles. Ce chiffre englobe les zones d'activité économique prioritaires (ZAE) que le gouvernement wallon vient de décider, les zones de réserves inscrites au plan de secteur (ZAD) ou encore les friches industrielles (SAED).

Surface considérable

«A titre comparatif, souligne Michel Foret, ce total de 2.000 hectares correspond au double de l'espace que le gouvernement wallon vient de rendre disponible à l'échelle de la Wallonie à travers les ZAE».

Les consultants ont dégagé quelques filières cibles sur base d'une trentaine d'indicateurs qui vont de la proximité des marchés à la disponibilité des terrains, en passant par les coûts salariaux ou la qualité des infrastructures.

«On relève ainsi, constate ainsi un des consultants, le travail des métaux, la fabrication de machines et d'équipements, la fabrication d'instruments fins, la récupération, le traitement et la valorisation de matières recyclables, la recherche développement ou encore la distribution et logistique à valeur ajoutée.»

Chaque destination possible de terrain a été évaluée par rapport aux besoins de chacune des filières.

Les auteurs de l'étude accordent par ailleurs une grande attention au paysage, qui, rappellent-ils, constitue un élément important pour les investisseurs.

Transversalité, valorisation urbaine et économique du fleuve, environnement sain, valorisation foncière et convivialité aménagée entre habitat et activité économique tracent la trame des projets envisagés. Les auteurs proposent en effet dix projets concrets (lire notre encadré).

Le SDEL sera présenté et débattu dans plusieurs lieux, notamment dans les conseils communaux. Ce sera ensuite, si l'assentiment le permet, à la société faîtière constituée pour la reconversion de faire avancer les projets préconisés.





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