À savoir les magasins Match d’Eupen et de Spa et Smatch d’Ougrée et de Jupille.

est un coup dur pour les employés des magasins Match et Smatch, du groupe Louis Delhaize. Face à une écrasante concurrence et à des chiffres qui font grise mine depuis plusieurs années (résultats nets négatifs depuis 6 ans), la direction a annoncé la suppression de 16 magasins et de 210 emplois.

En province de Liège, 4 des 10 magasins Match et Smatch sont concernés par cette annonce : Eupen et Spa (Match) ainsi qu’Ougrée et Jupille (Smatch). Près de la moitié des surfaces liégeoises en somme, c’est beaucoup même si des pistes de reclassement sont déjà envisagées, par les syndicats du moins. Mais la fermeture de ces petites et moyennes structures semble inéluctable.

"Soyons honnêtes, le Match d’Eupen n’a jamais vraiment tourné. C’est un ancien Carrefour et, ici plus qu’ailleurs, on ressent la concurrence de l’Allemagne où les produits sont 15 à 20 % moins cher", nous confiait ce mardi Guy Scohy, délégué CNE pour Match.

Le coût des produits…

Du côté de Spa, comme dans d’autres magasins du groupe, le caractère vieillissant de l’enseigne et le manque d’investissements sont pointés du doigt. Sans oublier le coût des produits… et la pyramide des âges. "Elle est en effet très élevée, poursuit le délégué syndical, tout simplement car le groupe n’a pas connu de restructuration comme d’autres. La dernière remonte à 1994."

Parmi les pistes possibles pour sauver les emplois, on songe donc déjà aux départs anticipés à la retraite ou à l’intégration des contrats à durée déterminée dans la comptabilité. "C’est difficile pour tout le monde bien sûr, un emploi est quand même perdu mais c’est vrai que l’objectif est d’intégrer les CDD dans les emplois perdus", poursuit Karine Luyckx, déléguée CNE pour Smatch. Pour éviter que des travailleurs "qui sont là depuis 35 ans" ne soient licenciés, sans réelle possibilité de se retourner.

Au sein des magasins Smatch d’Ougrée et de Jupille, on compte 8 personnes sous CDI sur un effectif global d’une quinzaine de travailleurs. Dans les Match d’Eupen et de Spa, on compte une petite trentaine de travailleurs avec une proportion de CDI d’environ 50 %.

Il n’en reste pas moins que si la possibilité de préserver un magasin se profilait, le syndicat la saisirait…