La décision est tombée comme prévu ce lundi et a mis fin à une longue saga. Ainsi donc, le Standard de Liège restera bel et bien sur son site historique de Sclessin. Une décision du Conseil d’administration qui a tardé à venir mais qui devait intervenir pour ce mardi au plus tard, date du dépôt officiel du dossier de candidature de la Belgique à l’organisation de la Coupe du monde de football en 2018.

C’est dans ce cadre mais aussi et surtout mû par la nécessité de se conformer aux normes européennes que le Standard avait décidé, il y a deux ans, de se construire une nouvelle enceinte. Une étude, effectuée par la Spi +, avait pointé différents sites susceptibles d’accueillir un stade de quelque 40000 places, parmi lesquels le site de Coronmeuse. Une piste qui avait provoqué une levée de boucliers de la part du comité de quartier. Néanmoins, précise le directeur général du Standard, Pierre François, "ce n’est pas cela qui a fait que ce site n’a pas été retenu mais bien le fait que d’autres projets y sont envisagés par la Ville de Liège". À ce sujet, soulignons l’annonce faite hier par le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer (PS), de placer le siège de l’exposition internationale de 2017 aux halles des foires de Coronmeuse.

Au Standard, la dernière piste évoquée était celle d’une installation du club entre les communes d’Awans et de Grâce-Hollogne, mais elle a été abandonnée en raison de la situation du terrain convoité en zone agricole. C’est ainsi que la réflexion du CA du club s’est orientée vers une extension de l’actuel stade de Sclessin, une option qui a l’avantage de se révéler moins coûteuse. Et c’est cette option qui a été avalisée par la direction du club, non sans en avoir discuté préalablement avec divers responsables politiques de la région liégeoise. Concrètement, l’actuelle enceinte des "Rouches" sera donc agrandie, du côté de la tribune donnant vers la bretelle d’accès à la N63, le but étant de pouvoir continuer à jouer durant les travaux. Lesquels sont prévus, si tout se déroule comme espéré par le club, dans un délai de deux ans, et qui doivent s’agrémenter de divers aménagements, dont un possible déplacement de la rue de la Centrale, permettant d’utiliser l’espace ainsi dégagé afin d’y installer un "Village Standard". Mais, précise Pierre François, "on est loin d’un projet commercial d’envergure comme ce qui a pu être envisagé". Le Standard s’est engagé à financer la moitié du coût de cette extension, estimée à quelque 60 millions d’euros, faisant appel pour le reste à un financement public et/ou privé.