Quand il est question de Napoléon Bonaparte, on pense à Waterloo. C’est là, après une cinquantaine de batailles dont il est sorti victorieux de la majorité d’entre elles, qu’il a fini par être vaincu. C’était en 1815. Incontestablement, quoi qu’on pense du personnage, il a marqué l’Histoire ! Ainsi, dans le cadre du bicentenaire de sa mort, Europa Expo retrace dans sa nouvelle exposition les grandes étapes ayant façonné la légende de Napoléon, sous une approche voulue objective et critique.

Parmi les quelque 350 pièces authentiques à découvrir à l’espace muséal de la gare des Guillemins, on peut y admirer la baignoire réalisée pour Napoléon et qui provient du Musée de la métallurgie et d’industrie de Liège.

Venu en 1803

De Liège, il est d’ailleurs question à plusieurs reprises le long du parcours de l’exposition "Napoléon, au-delà du mythe". On y apprend ainsi que Napoléon est venu deux fois à Liège. La première fois, c’était en 1803 et il créa la fonderie de canons, l’ancêtre de l’arsenal de Rocourt. À l’époque, la fonderie avait été établie sur le site de l’ancien prieuré de Saint-Léonard.

"À l’arrière de l’évêché, rue des Prémontrés, il y a une plaque qui indique que Napoléon, en 1809, décida que le siège de l’évêché serait là-bas", souligne l’ex-journaliste Guy Lemaire, qui a œuvré à la conception de l’exposition.

Les connaisseurs s’attendent très certainement à y voir la peinture que Napoléon a fait réaliser lors de sa venue à Liège en 1803 et qu’il a remise en cadeau à la ville. Il y est représenté debout, vêtu de rouge, et pointant la main sur un décret portant sur le réaménagement du faubourg d’Amercœur, ayant été détruit.

Un décor est consacré à ce moment de l’Histoire mais il ne s’agit pas de l’œuvre véritable alors que celle-ci est hébergée à 1 km à peine… L’œuvre, encadrée, était trop grande et ne pouvait, dès lors, être intégrée telle quelle… Elle a donc été reproduite pour l’expo tandis que l’originale est restée au musée de la Boverie !

Une autre référence à Liège y est faite à travers la Légion d’honneur qui fut décernée par Napoléon à deux Liégeois, le premier étant le musicien André-Ernest-Modeste Grétry tandis que le second est le mineur Hubert Goffin, qui, avec son fils, a sauvé des collègues prisonniers dans la mine à la suite d’une inondation. Il fut le premier ouvrier à être décoré de la Légion d’honneur.

À découvrir jusqu’au 9 janvier 2022. Accès sur réservation via www.europaexpo.be.