C’était il y a un an quasi jour pour jour : les Etats-membres du Bureau international des expositions (en abrégé BIE), dont le siège est établi à Paris, désignaient à une large majorité Astana comme ville-hôte de l’Exposition internationale de 2017. Pour Liège qui était candidate face à la capitale kazakhe, la désillusion était donc de mise suite à ce camouflet. Car en effet, avec seules 44 voix obtenues contre les 103 octroyées à Astana, il n’y avait comme on dit dans ces cas-là pas photo. Certes, et la "Gazette" l’épinglait dès le lendemain de la défaite liégeoise dans sa tentative de conquérir le monde et de l’accueillir en 2017 (voir notre édition du 24 novembre 2012), il s’agissait d’un combat à armes inégales qui a en outre montré le déplacement du centre de gravité vers les pays dits émergents. Reste que les promoteurs de cette candidature liégeoise, où le fond et la forme étaient rencontrés et dont le processus aura duré trois ans, n’entendaient pas s’arrêter en si bon chemin. Ainsi, tous convenaient d’une nécessité de poursuivre la dynamique enclenchée par Liège Expo 2017 et de la pérenniser au travers de grands projets et autres événements d’envergure.

Si en mars dernier, au moment de dresser le bilan, Liège Expo 2017 se muait en Liège Métropole puissance 3, on peut se demander où on en est désormais dans les intentions annoncées. Interrogé par nos soins à l’aube d’une manifestation anniversaire d’ampleur prévue le 10 décembre prochain, Jean-Christophe Péterkenne, soit celui qui fut le grand artisan de la candidature de Liège à l’Expo 2017, se veut positif. "Il y a clairement un avant et un après Liège 2017", souligne l’actuel directeur stratégie et développement de la Ville, pour qui la dynamique issue de la candidature s’est bel et bien poursuivie. Et ce dernier d’insister notamment sur le décloisonnement des mondes politique, culturel et économique qu’elle aura selon lui permis. "La candidature a joué un rôle de catalyseur est elle a changé la façon de faire de la Ville", estime par ailleurs Jean-Christophe Péterkenne, évoquant l’exemple-phare du projet d’écoquartier porté par la SCRL Immo Coronmeuse constituée dès avant le vote du BIE. La procédure de dialogue compétitif qui fut entamée en juin dernier et qui a mis face à face deux consortiums privés de haut niveau est selon lui exemplative de ce nouveau paradigme. D’autres exemples sont donnés par l’ancien "Monsieur Liège Expo 2017" dont celui du futur quartier d’affaires prévu aux Guillemins (où Ville, Région et SA Fedimmo travaillent de concert) et bien entendu du tram où la date butoir de 2017 est maintenue.

En matière de supracommunalité, on pouvait s’attendre à ce que Liège surfe sur la candidature et sur l’union sacrée des forces vives qu’elle a engendrée pour tenter de jouer un rôle moteur. "On n’a jamais eu autant de réunions de Liège Métropole et de la coordination provinciale des pouvoirs locaux", affirme Jean-Christophe Péterkenne, lequel fait référence à des réalités concrètes pour les citoyens mais insiste également sur la nécessité de projets mobilisateurs. "Nous allons bientôt faire le point sur l’ensemble des initiatives et proposer une nouvelle manière de promouvoir la métropole liégeoise", annonce ce dernier, pour qui Liège doit continuer à exister et à se démarquer sur la scène internationale. Au rayon des événements, ce qui avait été annoncé en mars est maintenu si l’on en croit le grand intendant de la Ville qui met aussi en exergue la pluralité d’institutions concernées dont l’Université. "L’ensemble des secteurs sont concernés et le but est l’affirmation de la métropole liégeoise", conclut Jean-Christophe Péterkenne.