C’est un peu le combat de David contre Goliath… Soit celui qui est mené depuis plusieurs mois désormais par un club de tennis liégeois, à savoir le Royal Astrid Tennis Club de Wandre.

Et ce, en vue d’assurer sa survie, laquelle est menacée par le développement du Port autonome de Liège. Comme expliqué par le président du club qui existe depuis 1949, ce dernier est propriétaire des terrains qu’il occupe.

"Alors que notre bail d’une durée de 20 ans arrivait à échéance en 2019, j’ai entamé des discussions dès 2018 avec le Port autonome", explique Pierre-Louis Bodson, le président du club. Le souci selon lui, c’est que celles-ci n’ont visiblement pas porté leurs fruits.

Fin 2019, ce club au caractère convivial et familial recevait en effet un courrier dans lequel le propriétaire faisait référence à l’affectation économique du site. Et ce alors même, aux dires de son président, que "le club a réalisé des investissements importants et envisage d’en faire d’autres".

Parmi ces derniers, il s’agit notamment d’ici peu de monter des chapiteaux destinés à accueillir des terrains couverts. Il faut dire que la situation vécue par le club de tennis de Wandre s’inscrit dans une problématique plus globale à l’échelle de la province qui a vu disparaître, voire fusionner de nombreux clubs.

C’est ainsi donc que le RATC Wandre a accueilli il y a peu une série de nouveaux membres issus du club de tennis de Barchon, désormais fermé. "Ils se sont plutôt bien intégrés et notre club compte aussi une petite école de jeunes", souligne son président, lequel met également en avant le rôle de lien social qu’il entend jouer.

Bientôt une solution ?

Ce sujet a priori anecdotique s’est même invité au CA du Port autonome par le biais d’un administrateur libéral. Alors que le directeur général Emile-Louis Bertrand se veut muet sur la question, le président Willy Demeyer tente de dégager une solution.

Celle-ci doit tenir compte de l’implantation souhaitée de la société Newpharma. "Elle est déjà présente sur le site et envisage de s’étendre, ce à quoi nous sommes favorables", précise le bourgmestre de Liège. Et de faire référence à l’existence dans l’environnement immédiat de deux clubs de football qui pourraient être réunis sur un seul et même terrain.

Bruno Boutsen