Ce n’est désormais plus un secret : la Province de Liège doit réaliser d’importantes économies. Et ce, non pas en raison d’une situation budgétaire qui serait compliquée mais bien de la réforme des provinces décidée au niveau wallon. Laquelle implique la reprise du financement des zones de secours.

Comme déjà annoncé par ses responsables, la Province de Liège s’est donné pour objectif de réaliser 15 % d’économies par département. Ce qui, si la liste de ces coupes budgétaires n’est pas encore connue avec précision, aura son lot de conséquences eu égard à une série de services.

Ainsi donc, si la Province se veut "amie des communes", certaines d’entre elles seront impactées plus que d’autres. De quoi les inquiéter comme ce fut le cas récemment lors du conseil de Hannut où un point a été abordé à ce sujet.

600 enfants concernés

C’est par le biais d’une interpellation de Carine Renson (PS) qu’il a été donné au Premier échevin Martin Jamar (MR) d’évoquer cette situation problématique. En effet, plusieurs services mis en place et/ou financés par la Province doivent passer à la trappe.

C’est notamment le cas du service d’accrochage scolaire Aux Sources, lequel est actif à Hannut mais aussi à Huy. D’où l’inquiétude teintée de déception dont la conseillère s’est fait le relais. Un constat qu’a dit partager le collège hannutois dans son ensemble, ne souhaitant toutefois pas à ce stade émettre de jugement d’opportunité quant à la décision provinciale. Outre le service évoqué, d’autres sont concernés tels que Mobi’Tic ou l’Académie des sports.

Si elle refuse de politiser le dossier, convaincue de l’intérêt d’une collaboration entre services publics, la Ville regrette toutefois d’avoir été mise devant le fait accompli. Mais Martin Jamar l’assure : "la volonté est clairement de trouver des solutions". Et ce le plus rapidement possible.

C’est que l’Académie des sports doit prendre fin en juin et cela concerne près de 600 enfants. Une rencontre est prévue avec l’ASBL en charge et une nouvelle convention doit être mise sur pied.

Concernant Mobi’Tic, actif dans la lutte contre la fracture numérique, aucune dead line n’est encore fixée à ce stade. Et un contact a été pris par la Ville avec Aux Sources afin de pérenniser l’activité.