Deux séances seront organisées chaque soir dans le cadre des Septennales, du 1er au 4 août.

Organisées tous les sept ans depuis le XVIIe siècle, les Septennales honorent Notre-Dame de la Sarte. Cette année les festivités ont débuté le 26 avril dernier et se prolongeront jusqu’au 13 septembre, avec comme point culminant le 15 août et son traditionnel cortège. D’autres événements majeurs sont aussi organisés.

Inaugurée jeudi dernier, l’expo "Maryam : Marie dans l’art du Val de Meuse", est visible jusqu’au 8 septembre au sein de la collégiale Notre-Dame. Peintures, sculptures, orfèvreries, tissus : l’ensemble des pièces illustrent les représentations de la Vierge à travers les âges et les modes. Visible tous les jours, sauf le lundi, de 13 h à 18 h (5 euros, visite du Trésor inclus).

Cette exposition est complétée par une autre : "Elle s’appelait Marie, tradition sous objectifs", jusqu’au 28 juillet. "J’ai demandé à deux photographes, Philippe Luc et Sophie Deneumostier, de revisiter l’histoire de la Vierge", explique l’abbé Michel Teheux, coprésident de l’ASBL Les Septennales. Accessible tous les jours sauf le lundi, de 10 h à 18 h (gratuit).

La collégiale accueille également depuis plusieurs jours dans sa salle haute de la tour occidentale, au bout de 150 marches, les sculptures en papier de Christian Laporte, réalisées selon la technique du tianshi. L’exposition "Il montait comme des anges" est visible tous les jours, sauf le lundi, de 14 h à 18 h (gratuit). "C’est un tout nouvel espace muséal complémentaire pour des expositions temporaires", précise Michel Teheux, "On va aussi pouvoir y organiser des animations." Sur le parvis de la collégiale, on peut voir une création monumentale de l’artiste Kabult.

Un opéra monumental

Mais le plus gros événement organisé au sein de la collégiale est sans nul doute l’opéra monumental "Et la pierre se fit lumière", visible du 1er au 4 août. Deux séances sont prévues chaque soir, à 20 h et 21 h 15. Créé et mis en scène par Luc Petit, sur une idée et un texte de Michel Teheux, il s’agit d’un spectacle féerique conjuguant mise en lumière, laser, danse et performances artistiques. "Un artiste sera plongé dans une colonne d’eau, d’autres feront un ballet aérien", dévoile Luc Petit.

Pour la troisième fois, le spectacle mettra en évidence l’histoire de la collégiale. "C’est un concept que j’ai imaginé avec Luc Petit il y a quatorze ans dans le cadre des Septennales à Huy et qui s’est exporté depuis à la cathédrale de Liège (Le Noël des Cathédrales) et bientôt à Lille", rappelle l’abbé, l’idée étant de "faire parler le bâtiment" et de faire découvrir le lieu "d’une façon différente". "C’est un spectacle total qui se passe au milieu du public. On espère jusqu’à 300 personnes par séance". Les réservations sont ouvertes au Centre culturel et à l’Office du tourisme.Aude Quinet

Plus d’infos sur huyseptennales.com