La chocolaterie Galler s’est vu accorder un prêt par la Sogepa pour faire face aux difficultés rencontrées en raison de la crise sanitaire.

Les travailleurs de l’entreprise avaient largement (à 79 %) accepté de renoncer à leur prime de fin d’année pour aider leur employeur, mais ce ne sera finalement pas nécessaire. Dans le contexte difficile de la pandémie - qui a touché les ventes cruciales de chocolat à Pâques mais aussi de la rentrée - la direction étudiait plusieurs options pour relancer la chocolaterie en 2021.

L’une d’entre elles était le renoncement de la prime de fin d’année. Consultés, 79 % des travailleurs ont accepté le principe d’un effort de solidarité. Cet engouement a permis d’accélérer les négociations : une réunion s’est tenue lundi avec le ministre wallon de l’Économie, Willy Borsus, et la Sogepa. Ils "ont été très sensibles à la volonté des travailleurs d’aider eux-mêmes leur entreprise et ont fait part de leur volonté de tout faire pour que cela ne soit plus nécessaire", indique Galler.

Entre-temps, les huit membres du comité de direction de l’entreprise ont également renoncé à leur prime et un accord a été conclu avec la Sogepa, afin qu’elle accorde un prêt à l’entreprise. Fin de l’histoire : "les primes de fin d’année seront versées à 100 % à tous les travailleurs", se réjouit le CEO Salvatore Iannello.

Entreprise symbolique

Les primes des membres de la direction ne seront par contre pas versées, "elles resteront dans la société, on reste dans la solidarité", confirme le patron.

"La Wallonie veut être aux côtés de ses entreprises, ainsi que de leurs travailleurs et travailleuses, y compris dans les moments plus difficiles".

"C’est pourquoi, avec la Sogepa, nous avons souhaité mobiliser des moyens sous la forme d’un prêt afin que les travailleurs qui ont manifesté un tel élan de solidarité à la chocolaterie Galler ne soient pas victimes de la crise économique qui frappe durement et que cette entreprise, particulièrement méritante et tellement symbolique pour les Wallonnes et les Wallons, puisse poursuivre son développement de manière sereine", commente le ministre Borsus.