Ce lundi matin, l’Université de Liège a entamé ses tests de screening du Covid-19 au sein de la communauté universitaire, laquelle représente environ 30 000 personnes.

Pour rappel, ces derniers, annoncés depuis juin dernier et devant initialement être prêts pour la rentrée académique, sont réalisés au moyen d’un kit d’autoprélèvement de salive qui a été développé dans le cadre de la crise sanitaire.

La distribution de ces tests salivaires, à différencier de ceux effectués au moyen d’un écouvillon naso-pharyngé et jugés plus contraignants, a donc débuté ce lundi matin sur les différents campus de l’ULiège.

Comme expliqué sur place par les autorités universitaires, les tests se dérouleront du lundi au vendredi, et ce chaque semaine jusqu’à la fin du premier quadrimestre de cette année académique.

Quant à la participation tant des étudiants que du personnel de l’ULiège, elle est volontaire mais aussi anonyme, gratuite et hebdomadaire, à raison de 30 000 tests possibles (soit 6 000 par jour).

"Une méthode rapide et efficace"

Vue par le recteur Pierre Wolper comme "une méthode rapide et efficace", elle consiste donc en un outil de gestion interne de l’épidémie censé permettre de limiter la propagation du virus.

À noter que ce screening massif est réalisé par les équipes de l’ULiège avec la collaboration d’entreprises wallonnes ainsi que celle d’étudiants jobistes qui apportent leur concours à cette campagne à grande échelle.

La volonté affichée par les autorités universitaires étant de pouvoir disposer dans un délai court d’une vision claire et d’un meilleur contrôle de l’épidémie, via une analyse qualitative et une communication adaptée.

Plusieurs points de distribution ont été prévus. Quant au prélèvement et comme expliqué par le vice-recteur en charge de la Recherche Fabrice Bureau, il est à effectuer le lendemain de la distribution, au réveil et à jeun. Il doit ensuite être déposé le jour même dans l’une des urnes.

"Même si nous savons que la sensibilité est moindre avec le test salivaire qu’avec le frottis naso-pharyngé, de l’ordre de 60 % contre 80 %, il s’agit de pouvoir extraire les personnes porteuses du virus et de désengorger les centres de testing", souligne-t-il. Les modalités pratiques sont disponibles via www.coronavirus.uliege.be et www.test-covid.uliege.be.

Bruno Boutsen