Gazette de Liége C’est ce que privilégie Virginie Defrang-Firket. Et ça fonctionne…

La porte de son bureau à l’administration communale est toujours ouverte, sauf bien sûr quand elle est en réunion ou en rendez-vous. Cette proximité avec la population, elle l’a voulue ainsi lorsqu’elle a raflé le mayorat au socialiste Arthur Cortis, à la mi-2017, à la suite d’une motion de méfiance constructive. "Parfois, des personnes frappent à ma fenêtre en passant. Il est même déjà arrivé que des livreurs me prennent pour la secrétaire vu que mon bureau se trouve directement à droite lorsque l’on passe la porte, raconte-t-elle en riant. Vis-à-vis du personnel communal, c’est aussi une image d’accessibilité qui me tient à cœur".

Ce n’est pas sans un pincement au cœur que Virginie Defrang-Firket a quitté le Parlement wallon, où elle était députée depuis 2014. "J’aimais beaucoup cette culture du débat, le travail en commission, les questions d’actualité en plénière, etc. J’y ai quitté des amis aussi. Le changement fut assez brutal puisque je suis passée de conseillère communale dans l’opposition à bourgmestre. J’ai tout découvert du jour au lendemain mais je me suis pleinement approprié la fonction. J’ai clairement fait le bon choix. Je me sens bien à la commune et j’y reste. Si je suis présente sur la liste à la Région, c’est uniquement pour soutenir mon parti", précise-t-elle.

Et manifestement, bon nombre de Neupréens et Neupréennes estiment aussi que sa place est à la commune vu qu’elle a plus que doublé son score personnel aux élections communales de 2018 (1 657 voix contre 712 en 2012)…

Participation citoyenne

Et pour renforcer davantage cette confiance qui lui est témoignée, la bourgmestre, maman de deux grands garçons et d’une ado, est favorable à la création de structures misant sur la participation citoyenne et encourageant le dialogue, comme le conseil consultatif de l’agriculture ou encore des groupes fermés de médiation sur Facebook destinés à apaiser des tensions entre jeunes et riverains.

"Cette dynamique, à laquelle la police est associée, a déjà été instaurée à trois reprises. En mettant les jeunes et riverains en contact, ils prennent conscience des réalités de chacun et ça marche. À Rotheux, il n’y a plus de problèmes".