Rencontre avec la députée humaniste Marie-Martine Schyns.

Originaire de Charneux, où elle a grandi au sein d’une famille de trois enfants, Marie-Martine Schyns a d’abord fréquenté l’école du village, avant de réaliser ses secondaires à Verviers. Elle a ensuite obtenu sa licence en Langues et Littératures romanes à Liège, ainsi que son agrégation d’enseignement.

Bonne élève et appréciant l’école, la Hervienne s’est également impliquée dès sa jeunesse dans la vie locale et associative. "Je me suis engagée dans plein de choses : le Patro de Charneux, les comités étudiants…", précise l’intéressée.

C’est en 2000, alors qu’elle venait de décrocher un diplôme supplémentaire en Administration publique, que sa vie a basculé : elle s’est lancée dans les deux engagements de sa vie, à savoir l’enseignement et la politique. "J’ai été contactée par le père de ma meilleure amie, militant PSC, pour savoir si j’étais intéressée à l’idée de me présenter sur la liste aux communales. J’ai accepté et j’ai pris part aux élections en octobre, alors que je venais de commencer mon premier remplacement en tant que professeur en septembre", se souvient Marie-Martine Schyns.

C’est le début d’une ascension fulgurante. Élue à sa première élection à 23 ans, elle est devenue échevine à Herve dès 2001, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2010. Dans le même temps, de 2001 à 2008 et de 2010 à 2011, elle a donné des cours de français à l’institut Saint-Michel, à Verviers.

L'envol

Sa carrière politique nationale au sein du CDH a démarré en 2003, "lorsque Melchior Wathelet m’a demandé de soutenir la liste fédérale", relate Marie-Martine Schyns. À nouveau présente sur la liste en 2007, elle sera députée fédérale de 2008 à 2010, et de décembre 2011 à juin 2013.

Et c’est à partir de juillet 2013 qu’elle occupera le poste de ministre de l’Enseignement obligatoire pendant un an. Députée wallonne entre 2014 et 2016, Marie-Martine Schyns sera ministre de l’Éducation à la Fédération Wallonie-Bruxelles d’avril 2016 à septembre 2019, où elle s’est consacrée à "concrétiser le Pacte pour un enseignement d’excellence, en étroite collaboration avec les acteurs de terrain", ajoute l’intéressée.

Le CDH ayant fait le choix de l’opposition après les élections de mai 2019, lors desquelles Marie-Martine Schyns a été réélue députée wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Hervienne dit toujours avoir un œil attentif en commission sur les thématiques qui lui tiennent à cœur, comme l’éducation.

Aujourd’hui âgée de 42 ans et maman de deux filles, elle continue aussi le combat au sein du conseil communal de sa localité, où elle est cheffe de groupe d’Ensemble pour Herve, dans l’opposition. Non sans s’impliquer dans la vie associative de sa région, notamment au sein du comité de la Balade des Saveurs.