Société Une nouvelle auberge dite du pèlerin a été inaugurée récemment à Cornillon.

En terres liégeoises, on connaît l’auberge de jeunesse Georges Simenon sise dans le quartier d’Outremeuse. Désormais, une petite nouvelle, dénommée l’auberge du pèlerin saint François, vient de faire son apparition. Il y a un peu plus d’une semaine et en présence de l’évêque de Liège, cette nouvelle auberge a été inaugurée sur un des plus anciens sites habités de la rive droite de la Meuse.

Un lieu d’hospitalité et de fraternité

Vue par la communauté des sœurs clarisses qui est amenée à en assurer la gestion comme un lieu d’hospitalité et de fraternité, cette dernière s’inscrit dans le cadre du sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon. Lequel comprend pour rappel tant le monastère des clarisses que le béguinage contemporain, soit un ensemble actuellement en plein renouveau.

Destinée à accueillir pèlerins, voyageurs, retraitants mais aussi étudiants en blocus, l’auberge du pèlerin entend également répondre au manque de logements pour les randonneurs. Lesquels empruntent les sentiers de grande randonnée ou le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, le long de la Via Mosana et de l’étape à l’église Saint-Jacques de Liège.

L’auberge a une capacité d’accueil de quatre chambres et dix lits. Conforme aux normes du Commissariat général au tourisme et des chambres d’hôtes de qualité, les trois chambres doubles et le dortoir bénéficient chacune d’une salle de douche avec WC.

Les tarifs sont démocratiques et quant aux repas, ils sont préparés par les sœurs clarisses qui invitent les résidents, si toutefois ils le désirent, à se joindre à la communauté pour les offices.

Mgr Jean-Pierre Delville s’est dit "heureux du renouvellement de ce haut-lieu de Cornillon où a vécu sainte Julienne". Pour Jacques Galloy, initiateur des circuits sainte Julienne, "l’inauguration de cette auberge est une étape supplémentaire dans le redéploiement du sanctuaire et participe à la revitalisation du quartier d’Amercœur".