Waremme Et ce tant en matière sociale, le CPAS ayant besoin de moyens, que fiscale.

Une fois n’est pas coutume, malgré le fait qu’un grand nombre de points étaient à l’ordre du jour, les débats se sont révélés moins longs que prévu lundi soir lors du conseil communal de Waremme. Excepté les interventions désormais habituelles relatives à l’ordre du jour des AG des différentes intercommunales auxquelles la Ville est associée.

Le CHBA inquiète

À cet égard, on retiendra "l’inquiétude importante pour l’avenir" qui a été exprimée tant par l’opposition que par la majorité au sujet du CHBA. La situation financière de l’institution hospitalière n’est pas optimale, Waremme devant prendre en charge une partie de plus en plus importante du déficit en constante augmentation, malgré l’existence d’un plan stratégique et de rémunération des responsables en augmentation.

Plus tôt durant la séance, laquelle a aussi vu la position du collège dans le dossier Enodia-Nethys, à savoir la constitution de partie civile décidée récemment, adoptée à l’unanimité par le conseil, il fut également question des taxes. Ces dernières, pour celles qui étaient à l’ordre du jour, dont les centimes additionnels au PRI (2 450, depuis 1997) et à l’IPP (8,5 %, depuis 2003), ont été renouvelées. Et ce dans l’attente d’une remise à plat d’ici le début de l’année 2020 de la fiscalité communale, ainsi que l’a annoncé l’échevine en charge des Finances Stéphanie Kiproski (PS).

"La volonté est de se conformer aux maxima préconisés par la Région et de se pencher sur le rendement des taxes", a souligné cette dernière, insistant en outre sur la nécessité à l’avenir d’augmenter les recettes fiscales. Quant aux nouvelles mesures en matière de gestion des déchets, elles n’ont pas fait l’objet de critiques.

Enfin, le budget 2020 du CPAS a été présenté par son président Luc Vandormael. Jugé "dans la continuité des précédents", il est équilibré mais grâce à un prélèvement important dans les réserves qui sont désormais quasi à sec. Et si l’intervention communale est en légère hausse, cela ne suffira plus au vu du "contexte de précarité croissante". Lequel se traduit notamment par une hausse continue des RIS (111 nouveaux en 2019) mais aussi par un recours accru à différents services (aides familiales, repas à domicile…).

Bruno Boutsen