Le monde d’après (1/9) L’Université de Liège envisage plusieurs scénarios.

Ce week-end des 4 et 5 juillet était le premier des congés d’été. Des congés pas comme les autres puisque la crise sanitaire liée au Covid-19 n’est pas terminée. De quoi donc nous permettre de lancer dans ces pages liégeoises une série estivale.

Laquelle, contexte oblige même si l’heure est au déconfinement, portera sur l’après-crise qui se profile. Il s’agit de se pencher sur les enseignements que l’on peut en tirer et sur les initiatives, si possible positives mais également pérennes et durables, qui en auront découlé.

Une capacité d’adaptation

Pour ce premier volet, focus sur l’Université de Liège. Laquelle, forte de ses 30 000 étudiants, professeurs et autres membres du personnel, a dû s’adapter rapidement à la crise. Ainsi, dès la mi-mars, la décision a été prise par le recteur Pierre Wolper de basculer du présentiel au virtuel.

Comme on l’a déjà souligné depuis lors, l’enseignement à distance est devenu la règle, ce qui fut vrai aussi dans les autres établissements liégeois. Selon le recteur de l’ULiège, tant les professeurs que les étudiants se sont montrés en capacité de le faire, et ce dans "une grande majorité".

De quoi donc faire en sorte de réfléchir à une large utilisation, à terme et en fonction de l’évolution sanitaire, des outils déjà existants. Bien sûr, ni le recteur ni la vice-rectrice en charge de l’Enseignement et du Bien-être ne disent autre chose, il s’agira de prendre en compte plusieurs facteurs.

À savoir notamment la possible fracture numérique, laquelle à en croire cette dernière n’a pas concerné beaucoup d’étudiants (la Fédé n’est pas forcément du même avis…). Mais également les différences pouvant exister entre les facultés voire entre les cours eux-mêmes.

À cet égard, Pierre Wolper se veut très clair : ces derniers auront été évalués de la meilleure manière possible compte tenu de la situation. Et de faire référence en l’espèce à la première session d’examens pour le moins inédite, commencée par un couac informatique et désormais terminée.

Des tests de dépistage à grande échelle

Comme écrit ci-contre, la première session d’examens, effectuée pour l’essentiel à distance, s’est clôturée. Et si le recteur se refuse pour l’instant à communiquer sur les résultats, ceux-ci ne révèlent a priori pas de changement majeur par rapport aux années précédentes. "L’essentiel est que les acquis et les apprentissages ont pu être évalués, certes de manière différente", souligne le recteur de l’ULiège.

Lequel envisage déjà la deuxième session, prévue selon le même modus operandi, mais aussi la rentrée de septembre. À cet égard, et il s’agit d’une démarche inédite en Belgique, il est envisagé de réaliser des tests de dépistage à grande échelle.

L’équipe du vice-recteur Fabrice Bureau, spécialisé en la matière, s’y prépare activement. S’il ne s’agit pas en l’espèce de faire preuve d’un optimisme béat car "on ne peut pas exclure une reprise de l’épidémie", l’idée est de tester étudiants et professeurs. Et ce au travers d’un test automatisé dit PCR et consistant en un simple prélèvement de salive qui sera proposé à ces derniers sur base volontaire.

Bruno Boutsen