Suite à une utilisation de plus en plus fréquente par les jeunes pour se shooter...

Il y a quelques mois déjà, plusieurs faits de jeunes se shootant au protoxyde d’azote étaient constatés sur le territoire verviétois. Le protoxyde d’azote, aussi connu sous le nom de gaz hilarant, est un gaz à usage courant que l’on trouve dans les cartouches pour siphon à chantilly, les aérosols d’air sec mais aussi dans des bonbonnes utilisées en médecine ou dans l’industrie. Il est donc facile de s’en procurer.

Détourné de son usage initial pour ses propriétés euphorisantes, il est transféré dans des ballons de baudruche afin d’être inhalé. Il entraîne alors une euphorie comparable à l’ivresse souvent accompagnée de rires incontrôlables, une sensation de dissociation, un état second de flottement, une désinhibition ainsi que des distorsions auditives mais aussi visuelles.

Cette pratique n’est pas sans conséquences sur la santé des usagers provoquant des effets indésirables tels que vomissements, maux de tête, acouphènes, vertiges, crampes abdominales mais aussi, à fortes doses, un état de confusion, de faiblesse musculaire et des difficultés de langage et de coordination des mouvements. Dans les cas les plus graves, l’inhalation peut entraîner des pertes de mémoire, des hallucinations, une baisse de tension artérielle, des troubles cardiaques et, parfois même, des troubles neurologiques graves, des convulsions voire une détresse respiratoire pouvant entraîner la mort.

Depuis plusieurs semaines, une recrudescence du phénomène est constatée à Verviers avec l’augmentation de dépôts sauvages de capsules d’azote dans les endroits situés à l’abri des regards et notamment, dans les plaines, les sites de promenade mais aussi sur le parking de la bulle de Gérardchamps. Ce qui a poussé l'échevine de la Santé de Verviers Sophie Lambert à réagir.

A l’instar d’autres communes ayant déjà pris le problème à bras le corps, le collège communal, en sa séance de ce jeudi, a décidé de suivre la proposition de l'échevine de se positionner fermement et d’interdire aux commerces verviétois la vente de capsules de protoxyde d’azote aux jeunes de moins de 18 ans.

"Par ailleurs, mes services et moi-même avons pris contact avec le Réseau d’Aide et de Soins Spécialisés en Assuétudes de l’Est-Francophone (RASSAEF) pour une éventuelle collaboration dans le cadre d’une action de sensibilisation relative à ce phénomène", annonce l'échevine.