Et ce après avoir décidé de s'allier au CDH.

Le moins que l'on puisse écrire est que les événements se sont enchaînés à Verviers ce mardi en fin de journée.

Alors même que le conseil communal avait été annulé, le collège PS-MR-Nouveau Verviers dont la bourgmestre Muriel Targnion (PS) a convié la presse.

On a donc appris que le CDH de Verviers avait rejoint cette dernière, soutenue par six conseillers socialistes, le MR et Nouveau Verviers, pour diriger la ville.

Laquelle était devenue ingouvernable si l'on en croit Muriel Targnion, d'où la signature par les nouveaux partenaires de majorité d'une motion de méfiance collective.

Celle-ci devra être avalisée par le conseil communal lors d’une prochaine séance  et au plus tard le 14 septembre prochain, première date retenue à l’agenda.

Le CDH de Cécile Ozer, pressentie pour intégrer le collège, a conditionné sa participation aux discussions qui entoureront la future déclaration de politique communale.

Une mise sous tutelle plus tôt dans la journée

Le problème est que la bourgmestre de Verviers ne pouvait plus, selon les statuts du parti, prendre de décision au nom du PS puisque la locale avait été mise sous tutelle.

En effet, plus tôt dans la journée, le PS avait réuni un bureau national afin d'analyser la situation politique à Verviers.

Il y a été décidé de mettre sous tutelle l'Union socialiste communale ainsi que la Fédération du PS de Verviers.

Il a aussi été convenu de désigner trois membres - la Liégeoise Marie-Claire Lambert, le Hutois Christophe Collignon et le Theutois André Frédéric - pour une conciliation.

Laquelle est donc intervenue suite à d'autres tentatives récentes qui avaient jusqu'ici échoué, la crise s'amplifiant de jour en jour.

C'est d'ailleurs dans l'optique d'éviter un clash interne que lundi soir, le PS national avait tenté une ultime conciliation avec les treize élus socialistes.

Une motion de méfiance individuelle avait malgré tout été mise à l'ordre du jour du conseil communal de ce mardi soir qui a donc été annulé.

Laquelle visait pour rappel le président du CPAS Hasan Aydin à qui il est reproché une méthode de travail déloyale et une absence de respect des décisions budgétaires.

Reste que parmi les treize conseillers socialistes, les pro-Targnion étant au nombre de sept, risquent gros, à savoir en l'espèce une exclusion du PS.