Le parti socialiste a lancé mercredi une procédure interne afin de sanctionner Muriel Targnion, bourgmestre de Verviers, pour avoir enfreint les directives du parti en déposant une motion de méfiance collective contre le collège, alors que l'Union socialiste communale (USC) et la Fédération verviétoise du PS étaient sous tutelle. Elle risque l'exclusion du PS. Cette mesure ne vise actuellement que la bourgmestre de Verviers, considérée par les instances du parti comme l'instigatrice de la motion de méfiance collective. De facto, cette motion de méfiance permet à l'actuel collège de se séparer du président du CPAS Hasan Aydin après que ce dernier eut, dans un premier temps, fait l'objet d'une motion de méfiance individuelle déjouée par les instances socialistes. Ces dernières avaient en effet placé l'USC et la Fédération verviétoise du PS sous tutelle quelques heures seulement avant le conseil communal qui devait statuer sur le sort de M. Aydin.

En décidant de faire monter le cdH au sein du collège grâce à cette motion de méfiance, la bourgmestre de Verviers a désobéi à la ligne directrice de son parti. Elle n'avait d'ailleurs pas averti Christophe Collignon, Marie-Claire Lambert et André Frédéric, à qui la tutelle venait d'être confiée.

La procédure exacte visant Mme Targnion et le timing, que le PS souhaite rapide, n'ont pas encore été déterminés à ce stade.