Muriel Targnion, sous certificat médical depuis la mi-mars, reprendra ses fonctions de bourgmestre de Verviers fin mai au plus tard, a annoncé jeudi en fin d'après-midi son cabinet. Son indisponibilité avait pourtant été évaluée à six mois.

Selon son cabinet, l'évolution de sa santé, accréditée par les résultats de divers tests médicaux, est positive "ce qui lui permet de reprendre progressivement des activités dès à présent."

"Au fur et à mesure des autorisations médicales qui seront données, elle pourra reprendre toutes ses activités, notamment celles liées à son mandat de bourgmestre, normalement à la fin du mois de mai", ajoute le chef de cabinet de la bourgmestre.

Muriel Targnion avait déclaré, le 6 avril dernier, qu'elle serait absente pour une durée de six mois. Cette annonce faisait suite à une période trouble consécutive à la venue avortée le 19 février de Theo Francken (N-VA), l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration.

Ce soir-là, la bourgmestre avait manifesté aux côtés de quelque 200 personnes rassemblées devant l'Hôtel Verviers où M. Francken devait présenter un ouvrage sur la migration.

Des heurts entre des militants d'extrême-droite et des manifestants étaient survenus et une déferlante de critiques s'était alors abattue sur la bourgmestre de Verviers, en raison de sa présence aux côtés des opposants à la venue de Theo Francken.

Ces attaques avaient été vécues difficilement par la bourgmestre de Verviers qui avait décidé de prendre du recul par rapport à la vie politique une dizaine de jours après les événements. Depuis, elle a également été épinglée dans un rapport de l'inspection générale de la police fédérale et de la police locale pour cette présence dans le camp des manifestants. L'intérim reste assuré par Alexandre Loffet.