Il est l’œuvre de l’atelier d’architecture KHA qui œuvre en l’espèce avec la Ville.

Il y a peu, le conseil communal de Verviers s’est penché sur l’avenir du Grand Bazar. Mais il est un autre site qui fait l’actualité : celui de la Tourelle à Heusy, en face de l’ancien hôpital éponyme, lequel espace vert abrite en son sein une tour datant du milieu du 19e siècle et à l’abandon depuis plusieurs dizaines d’années désormais.

C’est d’ailleurs dans le but avoué de redonner à cet endroit fort apprécié des Verviétois une nouvelle vie qu’un appel à intérêts avait été lancé en 2017. Si ce dernier n’avait suscité qu’une candidature, celle de l’atelier d’architecture KHA, un projet de reconversion existe bel et bien. En effet, il y a peu, une convention a été conclue entre le bureau en question et la Ville, propriétaire des lieux.

Un bail emphytéotique

Comme expliqué par Charles Krings, gérant du bureau KHA, il s’agit pour cette dernière de mettre une partie du site à sa disposition via un bail emphytéotique. Et ce pour une durée de 30 ans, renouvelable une fois jusqu’à 50 ans, en vue de permettre la réhabilitation du site de la Tourelle. À noter que le projet désormais en cours d’élaboration par l’atelier d’architecture inclut le bâtiment emblématique. Soit aux dires de Charles Krings un témoin du glorieux passé verviétois puisque cette tour avait été offerte à l’époque par les riches familles locales. Le fait qu’il soit à l’abandon de longue date a également joué dans l’envie d’investir du partenaire privé. L’objectif de ce dernier est aussi d’y localiser ses futurs bureaux.

Et ce non pas au sein de la tour, jugée trop étroite pour les accueillir, mais dans une extension contemporaine. Laquelle est conçue comme "une installation éphémère de type pavillon semblable à celle qu’occupait le Théâtre de la Place à Liège". La volonté exprimée est donc de préserver tant la tour, dont la vocation culturelle voire touristique est mise en avant, que le parc. "Notre démarche est respectueuse de l’environnement", assure ainsi Charles Krings, estimant qu’il s’agit d’un accord de type win-win conclu avec la Ville. L’heure est à la réalisation des études préalables à la demande de permis d’urbanisme et à la recherche de partenaires éventuels.

Bruno Boutsen