Dix personnes ont été interpellées. Lors de la conférence de presse, les autorités annonçaient six arrestations judiciaires et quatre administratives. Le chef de corps de la police de Liège avait affirmé que, parmi les auteurs, trois sont Liégeois et un est mineur. Pour les autres, il s'agit d'hommes âgés entre 20 et 30 ans.

Vers 13h00 dimanche, le parquet de Liège corrigeait toutefois l'information en précisant qu'il n'y avait pas un mais bien quatre mineurs dans les 6 arrestations judiciaires. Deux d'entre eux sont soupçonnés de recel et un autre de jet de projectiles. Ils seront présentés devant un juge de la jeunesse. Concernant les deux majeurs, ils sont âgés de 22 et 24 ans et sont soupçonnés de vol en magasin.

La police liégeoise a également expliqué que l'objectif samedi après-midi était d'abord de protéger les biens et les commerces du centre-ville, avant de mener des interpellations. Les enquêteurs se concentrent désormais sur la recherche et l'identification d'autres auteurs, notamment en collaboration avec les zones de police bruxelloises puisque certains casseurs proviennent de la capitale. De nouvelles interpellations devraient avoir lieu dans les prochains jours.

Neuf policiers ont dû être hospitalisés, dont un se trouve toujours en observation. L'un des agents souffre d'une fracture de la clavicule.

Parmi ces blessés figure un motard de la police qui a été la cible des émeutiers alors qu'il se trouvait sur sa moto. Il avait été roué de coups mais ne présente pas de blessures graves, a précisé Christian Beaupère, évoquant une "furie" et un "déferlement" de violences.

Au total, il y a eu entre 200 et 300 casseurs dans les rues de Liège samedi après-midi, originaires de Liège et de sa périphérie, mais donc aussi de Bruxelles. Ils ont commis des faits de pillage, vols et dégradations. Selon Christian Beaupère, ils étaient très organisés et n'en étaient pas à leur coup