Le chauffeur néerlandais, libéré sous conditions, prétend ne pas s'être rendu compte, dans le feu de l'action, qu'il avait porté atteinte à la vie d'autrui.

Le camionneur néerlandais qui était au volant du poids lourd qui a provoqué la mort du gilet jaune Roger, lors d'une action à Visé vendredi, est donc inculpé de coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Il est suspecté d'avoir mortellement renversé Roger. Pour sa part, le conducteur prétend, à ce stade, ne pas s'être rendu compte, dans le feu de l'action, qu'il avait porté atteinte à la vie d'autrui.

Les images dudit camion, un Scania jaune, apportent toutefois un éclairage supplémentaire à cette triste affaire. Récupérées par nos confrères hollandais du Limburger, elles témoignent du fait que la vitre latérale, côté passager, a été intégralement détruite. Un grand trou béant, dans le pare-brise, est également très nettement visible.

© DE LIMBURGER
© DE LIMBURGER
© DE LIMBURGER
© DE LIMBURGER

Le chauffeur néerlandais, Ron. D, 47 ans, a également fait savoir, par l'intermédiaire de son conseil maître Richard Wagemans qu'il avait été attaqué par plusieurs manifestants gilets jaunes lors des faits. Pour rappel, le chauffeur, originaire de Landgraaf, s’était rendu mardi matin à la police belge. 

Un mandat d’arrêt européen avait été émis à son encontre. Le suspect, après interrogatoire par la police judiciaire fédérale de Liège, avant d’être présenté à un juge d’instruction. Qui a décidé de le libérer sous conditions, du chef de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Précisons, enfin, que comme nous l'écrivions lundi, pour les proches de Roger Borlez, la version du chauffeur n'est pas reçevable : "sinon, il n'aurait pas pris la fuite..."