Ce dimanche, ce sont près de 82 000 électeurs qui se rendront aux urnes à Namur. Hier, les équipes de la Ville s’activaient pour monter les quelque 120 bureaux de vote répartis sur 33 sites : pas moins d’une septantaine de personnes des services de la Ville sont mobilisées du vendredi au samedi soir. Ceux-là même qui dès dimanche en fin de journée commenceront le démontage.

"Il s’agit à 90 % d’écoles ou de salles communales. Ailleurs, comme c’est le cas à Vedrin, la Communauté française nous prête ses bâtiments : l’école primaire en l’occurrence. A Andoy, faute d’école (détruite par l’incendie), la Ville a eu recours à la salle paroissiale", explique l’échevin Tanguy Auspert. "On a attendu 16 h que les cours soient terminés pour débuter le montage. Sur certains sites, les enfants ont eu droit ce vendredi après-midi à une activité spéciale : excursion ou piscine."

Les isoloirs sont faits maison par la Ville et s’emboîtent assez facilement d’un simple clic. Il revient aussi au personnel de la Ville de vérifier les quelque 270 urnes qui seront en circulation. Durant tout le week-end, menuisiers, serruriers et électriciens seront de garde, rappelables à tout moment. Car il est rare qu’il ne se produise pas un petit couac le jour J : "Des urnes qui ne s’ouvrent pas, des plombs qui sautent. Une année, le dimanche matin, un président de bureau ne parvenait pas à ouvrir la porte de l’école et il a fallu changer la serrure", se souvient l’échevin.

En outre, dimanche, outre la permanence ouverte à la Maison des Citoyens, 50 employés communaux seront dispatchés dans les bureaux, pour aider et guider si besoin est les électeurs.

Enfin, la Ville de Namur pense aux moins mobiles, soit 35 % de la population. La Ville, déjà pionnière en 2007, grâce aux rampes d’accès construites selon les pentes de chacun des bâtiments, poursuit ses efforts. Et a fait un travail important d’aménagement des bureaux de vote pour qu’ils soient accessibles aux personnes à mobilité réduite. Avec leur tablette abaissée, et une ouverture plus large, ils sont prioritairement à la disposition des personnes handicapées, mais restent accessibles à tous.