Tribunal en ébullition

Ce n'est pas tous les jours qu'un procureur du Roi et un bâtonnier sont appelés lors d'une audience du tribunal correctionnel ! Mercredi, Michèle Mons delle Roche et Benoît Chamberland ont joué les démineurs dans un dossier impliquant une dizaine de jeunes. Ils comparaissent pour trafic de stupéfiants. Problème : selon les avocats de la défense, Me Christophe Bleret en tête, le juge d'instruction n'avait pas la qualité pour mener sa mission. L'avocat a demandé, pour appuyer ses arguments, le dépôt d'une pièce. Il s'agit de l'avis du parquet lors de la requête en suspicion traitée par la Cour de cassation. Pour mémoire, Me Bleret a obtenu le dessaisissement du tribunal pour une autre affaire. Le parquet ne veut pas déposer cette pièce et estime que l'avocat ne peut la mentionner dans ses conclusions. Deux suspensions d'audience ont été nécessaires, et une entrevue entre le procureur du Roi, le bâtonnier et les avocats.

N.Dz.

Ce n'est pas tous les jours qu'un procureur du Roi et un bâtonnier sont appelés lors d'une audience du tribunal correctionnel ! Mercredi, Michèle Mons delle Roche et Benoît Chamberland ont joué les démineurs dans un dossier impliquant une dizaine de jeunes. Ils comparaissent pour trafic de stupéfiants. Problème : selon les avocats de la défense, Me Christophe Bleret en tête, le juge d'instruction n'avait pas la qualité pour mener sa mission. L'avocat a demandé, pour appuyer ses arguments, le dépôt d'une pièce. Il s'agit de l'avis du parquet lors de la requête en suspicion traitée par la Cour de cassation. Pour mémoire, Me Bleret a obtenu le dessaisissement du tribunal pour une autre affaire. Le parquet ne veut pas déposer cette pièce et estime que l'avocat ne peut la mentionner dans ses conclusions. Deux suspensions d'audience ont été nécessaires, et une entrevue entre le procureur du Roi, le bâtonnier et les avocats.

Un accord est intervenu. La présidente tranchera, elle, d'abord sur les problèmes de recevabilité, le 27 juin. En attendant, ces incidents à répétition pour des difficultés de désignation de juges d'instruction ternissent l'image de la justice. Juste avant cette fin d'audience houleuse, d'autres avocats avaient soulevé ce moyen. Il avait été question du braquage d'un petit magasin, à Forrières, commis par deux frères le 19 février 2008.