Un shérif (qui fait peur ?) à Rochehaut

Michel Boreux, restaurateur bien connu à Rochehaut, était entendu hier par le tribunal correctionnel de Neufchâteau. A titre de témoin dans le dossier concernant le corbeau qui avait sévi en 2006 à Rochehaut. Michel Boreux et sa famille en étaient les victimes directes. Le restaurateur était décrit comme un homme de la mafia blanchissant de l’argent sale dans l’immobilier. Des propos publiés dans des écrits anonymes signés Castor et Pollux, puis répétés à une télévision flamande par Jean Baquet, un policier en retraite domicilié à Rochehaut.

Laurence Brasseur

Michel Boreux, restaurateur bien connu à Rochehaut, était entendu hier par le tribunal correctionnel de Neufchâteau. A titre de témoin dans le dossier concernant le corbeau qui avait sévi en 2006 à Rochehaut. Michel Boreux et sa famille en étaient les victimes directes. Le restaurateur était décrit comme un homme de la mafia blanchissant de l’argent sale dans l’immobilier. Des propos publiés dans des écrits anonymes signés Castor et Pollux, puis répétés à une télévision flamande par Jean Baquet, un policier en retraite domicilié à Rochehaut.

André Dufrêne, également poursuivi pour calomnie, avait reconnu la diffusion de ce même courrier qu’il réfute avoir rédigé. Baquet avait justifié son geste par un agacement de voir les Boreux se développer en contournant les lois relatives à l’urbanisme.

Michel Boreux a dès lors été invité à venir s’expliquer sur le sujet, en qualité de témoin. "Ce n’est pas évident de ne rien avoir à se reprocher. Nous, on ne sait même pas ce qui se passe chez les autres. Je n’ai rien à voir dans cette affaire-là. Depuis cet activisme contre ma famille, nous sommes particulièrement surveillés par l’urbanisme", précise Michel Boreux.

Me Ghislain, conseil de Jean Baquet, tente de poser des questions sur chacune des infractions relevées par son client. "Elles concernent Marc Boreux. Et nous ne sommes pas ici pour voir la procédure urbanistique des Boreux. Il ne faut pas non plus confondre permis accordés et les recours au Conseil d’Etat en attente d’être jugés", signale Me Magerotte, conseil de Michel Boreux. "En évoquant l’urbanisme, on déborde du dossier", ajoute le président Dillenbourg. "Je suis inquiet par l’ambiance qui règne toujours dans ce village", renchérit le procureur Cambier.

L’affaire de calomnie sera plaidée le 5 mai.

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