Stationner sur un arrêt de bus : 100 €

Le 1er septembre prochain, ce sera tolérance zéro. Les Tec Namur-Luxembourg, en collaboration avec la police de Namur, lanceront une action de répression sévère contre le stationnement sur les arrêts de bus. Selon le code de la route, il est en effet interdit de garer son véhicule à moins de 15 mètres de part et d’autre d’un panneau indiquant un tel arrêt.

Stationner sur un arrêt de bus : 100 €
©bureaux régionaux
A-F. So.

Le 1er septembre prochain, ce sera tolérance zéro. Les Tec Namur-Luxembourg, en collaboration avec la police de Namur, lanceront une action de répression sévère contre le stationnement sur les arrêts de bus. Selon le code de la route, il est en effet interdit de garer son véhicule à moins de 15 mètres de part et d’autre d’un panneau indiquant un tel arrêt.

"Une certaine indulgence avait été de mise en raison des nombreux travaux effectués à Namur. Mais les arrêts de bus sont de plus en plus squattés par les voitures, déplore M. Lorfèvre, contrôleur des Tec. Les stationnements illicites empêchent les bus d’atteindre le trottoir, entraînant des embarras de circulation (un bus arrêté sur une bande de circulation, ce sont des automobilistes également à l’arrêt) et l’inconfort des passagers (a fortiori pour les personnes à mobilité réduite, les mamans avec leurs enfants, leur poussette, les personnes porteuses d’une prothèse de hanche ) qui, depuis la voirie, doivent franchir 10 cm de hauteur en plus pour monter dans le bus."

Namur a ses points noirs où ce phénomène est grandissant : entre autres la place de la Station, la place Wiertz à Salzinnes, la rue de Coppin à Jambes

Une phase préventive, qui consiste à distribuer des tracts dans les bus et à appliquer des affichettes sur les pare-brises des voitures en infraction, est actuellement en cours. Et prendra fin le 31 août pour laisser place à la phase répressive. Seuls seront autorisés les brefs arrêts de voitures strictement nécessaires à l’embarquement et au débarquement de personnes.

La police de Namur appuiera les services des Tec pour surveiller et constater les infractions, qui seront facturées à 100 €. Les policiers et les contrôleurs des Tec dresseront les P.V. Les Tec luttent depuis plusieurs années contre ce type d’infraction. En 2008, les TEC ont ainsi dressé 278 procès-verbaux et envoyé 250 lettres d’avertissement pour des problèmes de stationnement. Du 1er janvier au 30 juin de cette année, les Tec ont déjà dressé pas moins de 165 procès-verbaux et envoyé 60 lettres d’avertissement.