La citadelle a rajeuni

La dernière grue vient d’être démontée. "Le résultat est une réussite esthétique et patrimoniale", se réjouit d’emblée l’échevin de la Citadelle, Arnaud Gavroy.

La citadelle a rajeuni
© n.d.
A.-F. So.

Namur

La dernière grue vient d’être démontée. "Le résultat est une réussite esthétique et patrimoniale", se réjouit d’emblée l’échevin de la Citadelle, Arnaud Gavroy.

S’il réside des nuances entre les pierres neuves et anciennes, on peut compter sur la patine du temps pour harmoniser le tout. La philosophie de l’intervention ne visait pas à uniformiser les murailles mais bien à respecter les éléments en place.

85 % des pierres composant les murailles ont pu être récupérées et réemployées. Les 15 % de pierres neuves proviennent de carrières locales. La restauration de ces 5 000 m2 de murailles s’est faite en moins d’un an, en dépit de la configuration difficile du site, escarpé et proche d’une voirie fort fréquentée.

Finalement : une circulation sans perturbations rue Bord de l’eau, aucun incident pour les passants, et une saison touristique qui n’a pas souffert du chantier.

Etat critique

L’état des deux tronçons de murailles était particulièrement critique. Et ce que les ouvriers ont découvert sur le chantier corrobore parfaitement les pathologies décrites dans la fiche sanitaire élaborée par le bureau d’architecture français de Philippe Prost commandée par la Ville de Namur.

"Ces fiches sont nécessaires : elles permettent non seulement de programmer les phases de restauration mais encore elles réduisent le risque de tomber sur un imprévu", épingle A. Gavroy.

Au chapitre gros sous, la Ville a bénéficié de subsides conséquents (quelque 2,4 millions d’euros), soit 95 % de la Région pour ces murailles classées patrimoine exceptionnel de Wallonie. La part communale (5 %) est donc certes conséquente mais réduite. Les dépassements sont inférieurs à 7 %. "En principe, il faut refaire la fortification tous les 40 ans, estime-t-on, mais avec l’utilisation des techniques mises en œuvre ici, ce qui a été refait durera plus longtemps", note A. Gavroy.