Un plasticien à Namur après la tour Eiffel

Stéphane Halleux va exposer prochainement à la galerie du Beffroi.

M.V.
Un plasticien à Namur après la tour Eiffel

Le vernissage du 7 mai prochain à la galerie du Beffroi ne sera pas aussi fastueux que celui de lundi à la tour Eiffel, mais il fait autant plaisir à Stéphane Halleux. C’est que l’artiste plasticien de Hamois exposera enfin sur sa terre d’adoption. "En général, j’expose dans des galeries qui vendent mes œuvres, que ce soit à Bruges, Paris ou Amsterdam… Elles sont fréquentées par des amateurs d’art et mes personnages finissent sur une cheminée où seule la famille les voit. Ici, ça me fait plaisir car il s’agit de les montrer au grand public qui n’y a généralement pas accès. Une quinzaine d’œuvres seront prêtées par des collectionneurs et viendront de France, du Luxembourg… Certaines choses doivent encore être précisées. Peut-être y ajouterais-je deux ou trois nouvelles créations", explique l’artiste dont l’exposition qui se tient en ce moment à Paris ne passe pas inaperçue.

Un univers rétro et futuriste

"C’est vrai que le film ‘Mr Hublot’ et les récompenses qu’il a reçues - dont l’Oscar du meilleur court-métrage, faut-il le rappeler, NdlR - ont rendu mon travail populaire, mais cela fait plusieurs années que j’arrive à vivre de mon art", précise l’artiste à l’univers à la fois rétro et futuriste, composé de sympathiques créatures faites de rouages et de ferrailles, de cuirs et de daims.

"La demande est plus importante qu’avant. Malgré tout, j’essaie de ne pas surproduire, car il faut que ça reste un plaisir, pas une industrie", confie Stéphane Halleux, qui a une relation particulière avec chacune de ses créations.

"Je ne vais pas jusqu’à leur parler à voix haute, mais on passe pas mal de temps en tête à tête alors j’imagine leur caractère, leur histoire, des circonstances de vie… Je n’ai cependant pas de mal à m’en séparer. Je ne demande pas qu’ils m’écrivent des cartes postales même si certains collectionneurs m’envoient parfois une photo de l’œuvre dans son environnement !", rigole-t-il. "Les vendre ne signifie pas les abandonner, mais continuer à vivre de mon métier et à faire ce que j’aime."