Sambreville: Avis d’expulsion pour les gens du voyage

Ils doivent déloger la zone de Sainte-Eugénie pour ce jeudi à 14 heures.

Luc Scharès
avion
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L’émoi a été fort, mais il est plus que probable qu’il sera de courte durée, concernant le débarquement de 150 caravanes (près de 750 personnes) de gens du voyage sur un terrain du BEP dans la zone d’activité de Sainte-Eugénie, à Tamines.

"Nous sommes partisans de l’organisation d’un accueil encadré et structuré pour les communautés au mode de vie itinérant, explique le bourgmestre Jean-Charles Luperto, mais nous ne pouvons accepter les coups de force, en particulier lorsque l’on tente de jouer sur le calendrier."

Rappelons-le, les premières caravanes sont arrivées le premier jour de ce week-end prolongé de la Pentecôte. "Le terrain appartenant au Bureau économique de la Province, ce dernier a géré l’affaire comme il le fait toujours, en introduisant une action judiciaire en référé. L’ordonnance du tribunal vient de nous parvenir ce mercredi matin. Les gens du voyage doivent quitter les lieux pour ce jeudi à 14 heures, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros. Ils en seront officiellement informés ce mercredi. De notre côté, la police locale sera mandatée. Elle sera sur place avec pour mission de veiller tout simplement à la bonne application de la loi."

Un terrain d’accueil

Le mayeur souligne également que Sambreville fait partie des communes qui ont fait le choix d’aménager un terrain pour l’accueil des gens du voyage, en bordure de la rue de la Larronerie, apte à recevoir une trentaine de caravanes. "Nous défendons le principe d’un accueil digne, nous ne sommes pas ici dans une commune où l’on crie avec les loups, on ne peut pas nous faire ce procès-là. Cela ne signifie pas qu’on doit accepter d’être mis devant le fait accompli."

Le terrain de la Larronerie devait être opérationnel cet été. Le dossier a pris un peu de retard suite à divers contretemps, mais suit bien son cours.