A Erezée, "une analyse de risques avant l’Euro 2016"

Le nouveau président de la zone de police Famenne Ardenne mise sur l’humain. Entretien.

Nadia Lallemant
(Photo Nadia Lallemant) Michel Jacquet, bourgmestre de Erezée
(Photo Nadia Lallemant) Michel Jacquet, bourgmestre de Erezée

Michel Jacquet (MR), le bourgmestre d’Erezée, vient de succéder à Marc Gauthier (CDH), bourgmestre de Tenneville, à la présidence de la zone de police Famenne Ardenne. Un mandat qu’il exercera jusqu’au 1er janvier 2019, date de réinstallation des conseils communaux après les élections communales. Rencontre.

Dans quelles circonstances avez-vous accédé à la présidence de la zone de police ?

Je remercie Marc Gauthier pour le travail effectué au sein de la zone de police dans la continuité d’André Bouchat et de Jean-Paul Ledoux. Lorsqu’il a été désigné, il a lancé une discussion sur une présidence plus tournante, pas dédiée à un seul parti politique. C’est dans ce contexte que j’ai été désigné. Lorsque je remettrai mon mandat, je souhaite que la présidence soit réellement tournante, c’est-à-dire que chaque année, la présidence soit confiée à un bourgmestre différent.

Quelles sont vos priorités ?

Je souhaite qu’on se recentre sur l’humain. Mes policiers doivent bénéficier de l’attention la plus adéquate tout en sachant qu’une réflexion sur les investissements immobiliers doit être menée.

Quels sont les grands enjeux ?

Pour assurer le bien-être du personnel, il faut renforcer le nombre de policiers. Sur le plan immobilier, des engagements financiers ont été pris pour les postes de police de Hotton et La Roche-en-Ardenne. Nous devons, par ailleurs, veiller à la santé budgétaire et équilibrer le budget.

A l’agenda cette année ?

Pour l’heure, l’Euro 2016 mobilise les énergies. Une analyse de risques des manifestations avec retransmission des matches sur écran géant, notamment à Marche-en-Famenne, est en cours. Sur base des résultats, le dispositif policier sera ou non renforcé. Dans les prochaines semaines, je visiterai, avec le chef de corps Marcel Guissard, les bâtiments de la police à Vielsalm, Durbuy et Houffalize afin de voir si des mesures urgentes conservatoires doivent être prises. Dans le courant du mois de juin, une première évaluation de la réorganisation de la zone, qui compte 12 communes, en trois divisions sera faite.