La criminalité baisse en Basse-Sambre

La police met l’accent sur les stups et les cambriolages.

L.S.
La criminalité baisse en Basse-Sambre

Ce mardi matin, en compagnie du président de la zone Jean-Charles Luperto, le chef de corps de la police locale Claude Grégoire dressait le bilan des activités en 2015, et notait les évolutions de la criminalité.

Une réflexion générale? Il semble assez loin le temps où la Basse-Sambre était pointée du doigt comme l’un des hauts lieux de la criminalité et de la violence en province de Namur. Sambreville et Sombreffe, les deux communes couvertes, affichent des statistiques en concordance avec les moyennes provinciales.

Globalement, la criminalité baisse, notamment celle qui revêt un caractère violent. Les proportions des infractions restent relativement stables, ce qui signifie que c’est bien le nombre de faits qui diminue sensiblement (de 2 651 en 2012 à 2 217 en 2015, suivant une pente descendante). Tout de même, il y a deux points noirs, deux phénomènes qui sont en augmentation à Sambreville comme ailleurs : le trafic de stupéfiants et les cambriolages. Ces deux sujets font l’objet d’un plan spécifique d’actions à l’intérieur de la zone, sous la houlette d’un même commissaire.

"Plus on a d’agents, plus on cherche, et plus on aura de résultats", commente-t-il à propos des drogues. "Nous menons des opérations de prévention auprès des publics cibles, notamment dans les écoles, les milieux hospitaliers, les associations d’aide aux personnes toxicomanes. Il y a aussi des actions sur le terrain, dans les endroits problématiques. Cinq opérations ont été menées en 2015, débouchant sur 4 arrestations judiciaires."

On notera que sur l’ensemble des faits liés aux stupéfiants, 76 % concernent la détention, et 19 % leur commerce. "On observe également les mouvements d’argent, car c’est un commerce très lucratif."

Au rayon des cambriolages, là aussi, la police mise en amont sur la prévention. "Il y a, pour les victimes potentielles, des habitudes à perdre, d’autres à avoir. Des informations sont données via le bulletin communal, par des agents à des stands lors d’événements par exemple sur les serrures, les charnières, les vidéos de surveillance. De manière plus poussée, nous pouvons mener une étude en techno-prévention. Il y en a eu 9 en 2015. Les agents de quartiers vont aussi revoir les personnes cambriolées, 198 revisites l’an dernier."

Vient encore tout le travail d’enquête judiciaire, "mais démanteler des bandes est très compliqué vu le nombre de faits"