Bois Saint-Jean : un recours contre le plan de tir

Le département Nature et Forêts imposerait des quotas "délirants".

Nadia Lallemant
Bois Saint-Jean : un recours contre le plan de tir

Pas contents les chasseurs du Bois Saint-Jean ! En cause ? Le plan de tir attribué en juin par la direction de Marche-en-Famenne du DNF. Un plan qu’ils qualifient de "délirant et irréalisable".

Le président du conseil cynégétique, Jean-Marie Oudaert, et Bernard Deumer, administrateur et conseiller communal à Houffalize, viennent d’introduire un recours auprès du ministre René Collin. "Nous déplorons vivement les impositions que nous subissons de manière unilatérale et arbitraire de la part du DNF", soulignent-ils. "Nous constatons aux recensements nocturnes de printemps, effectués contradictoirement avec les services du DNF, une diminution des populations de cervidés dans nos forêts. Or, celui-ci n’en tient pas compte."

Cette année , le conseil cynégétique du Bois Saint-Jean a reçu un plan de tir encore une fois augmenté alors que l’ensemble des membres de ce conseil n’arrivait déjà pas à réaliser le plan de tir minimum imposé l’année dernière. "Ne pas atteindre les plans de tir, nous pénalise par des amendes pour chaque animal non tiré et une infraction à une imposition administrative légale avec PV à la clef", s’insurgent-ils. "A la suite de ces contraintes et au coût engendré par la non-réalisation des plans de tir, nous constatons déjà une nette diminution des prix des locations de chasse." Qui plus est, de plus en plus de chasseurs s’orientent vers les chasses à l’étranger beaucoup moins contraignantes.

Plus de revenu des locations

"En tant que mandataire communal, ma crainte est qu’à court terme, les propriétaires publics ne retirent qu’un maigre revenu ou plus de revenu du tout des locations de chasse, et qu’ils ne développent une sylviculture sans ou avec peu de gibier", indique Bernard Deumer.

De l’avis du conseil cynégétique, si la gestion de la forêt était mieux adaptée aux gibiers, les dégâts pourraient être très limités avec un rendement économique certainement équivalent et même supérieur. La décision du ministre est attendue au plus tard à la mi-septembre.N.L.