Seghin (MR) : "On a voulu m’enterrer vivant"

Jean van Kasteel
Seghin (MR) : "On a voulu m’enterrer vivant"

Les élections, c’est déjà demain : "Je serai candidat" , a annoncé Philippe Seghin (MR), ancien bourgmestre de Fontaine-l’Evêque de 2006 à 2012, aujourd’hui dans l’opposition.

Le coup politique de 2012, qui a renvoyé la droite dans l’opposition, est derrière lui et sert aujourd’hui de motivation. "On a voulu m’enterrer vivant, de véritables obsèques politiques. En fin de mandature, on est venu me trouver pour m’expliquer que j’étais trop vieux, qu’il fallait que je parte."

Encore actif à 80 ans

Avec 48 ans de vie politique, l’ex-bourgmestre aura 80 ans en 2018. Il ne s’en cache pas, et se dit prêt à faire face à certaines conséquences liées à son âge : "Si je suis toujours physiquement apte, comme aujourd’hui, je resterai actif."

Toujours étiqueté MR, malgré ses voix de préférences qu’il annonce venant d’électeurs à 70 % socialistes, il ne sait par contre pas sur quelle liste, et à quelle position il sera.

"Je m’en remets à la décision du parti. Si on me veut en tête de liste pour faire monter des nouvelles têtes au créneau, j’accepterai." Mais ce n’est pas le mayorat qu’il brigue, c’est une place de conseiller. "C’est pourquoi je préférerais, si j’ai le choix, être en fin de liste. De toute façon, tous ces détails, nous verrons durant les prochains mois : la section locale est en train de se restructurer."

Des tensions internes

Pas question pour lui, par contre, d’être sur la même liste que Michel Siciliano, ex-MR aujourd’hui chez Vous +. En 2012, des tensions internes entre les deux hommes avaient mené à une explosion au sein de la liste commune.

"Je ne souhaite pas imposer mes vues, reprend Seghin, mais j’avais posé la question il y a 3 mois, et on m’a répondu qu’il n’était pas imaginable de recréer une liste avec celui qui a causé tant de problèmes aux dernières élections. Ce traumatisme de 2012, alors que même au sein de ma formation politique on m’accusait de tous les maux, rend une alliance quasi-impossible. Mais sans cela, nous laissons un boulevard ouvert au PS. En étant divisés, aucun moyen de remporter les scrutins."

L’entité fontainoise est en effet socialiste, mis à part la parenthèse de la précédente mandature, depuis presque une centaine d’années.