Soignies: 450 000 euros d’économies au CHR Haute-Senne

Florence Bosman
Soignies: 450 000 euros d’économies au CHR Haute-Senne
©Google Street View

La direction veut préserver l’emploi et la qualité des soins.

Même si le secteur hospitalier est régulièrement visé par des mesures financières, le CHR de la Haute-Senne vient de recevoir une note de l’Inami annonçant les nouvelles restrictions budgétaires prévues pour l’année 2017. D’après les premières estimations, un montant de 450 000 euros devra être économisé.

Ces nouvelles mesures vont impacter les deux principales sources de revenus de l’hôpital à savoir les honoraires des médecins et le budget des moyens financiers, une enveloppe qui permet de faire fonctionner l’établissement, de payer les salaires du personnel et d’assurer la prise en charge hospitalière, les infrastructures et la logistique.

Tout le monde sera solidaire

La priorité des gestionnaires de l’hôpital est de maintenir l’emploi des 900 travailleurs, tout en maintenant une qualité de prise en charge des patients, sans toucher à leur portefeuille. "De manière générale, il y a deux pistes possibles quand on diminue les ressources d’un hôpital", explique Thérèse Trotti, la directrice générale du CHR.

"La première est d’alourdir la facture des patients en augmentant les suppléments d’honoraires. Ce qui n’est clairement pas la volonté du CHR puisque nous privilégions notre vocation sociale. L’autre solution, c’est de limiter les charges : les frais de personnel ou les frais de fonctionnement. Comme notre priorité est de maintenir l’emploi, nous allons devoir être solidaires et tous ensemble, faire preuve de souplesse afin de diminuer ces frais de fonctionnement."

Un avenir qui s’assombrit

Si ce n’est pas la première fois que le CHR est sujet à des mesures d’économie, celles-ci risquent pourtant d’impacter sévèrement la santé de l’établissement, dans les années à venir. "La gestion de rigueur, mise en place dans notre hôpital il y a quelques années, nous a permis d’acquérir un équilibre financier et de rester dans le peloton des hôpitaux qui ne souffrent pas de difficultés budgétaires. Cependant, ce demi-million correspond à la marge bénéficiaire réalisée les années précédentes, ce qui signifie qu’il y aura un danger de passer dans le rouge dans les prochaines années", souligne la directrice.

Enfin, si l’institution présente clairement une volonté de protéger ses employés, la réforme du paysage hospitalier annoncée par la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, soulève encore de nombreuses questions.