Dinant: les outils touristiques pour éviter le chaos

Le chantier de la rue Grande débutera mi-avril. La Ville anticipe.

Dinant: les outils touristiques pour éviter le chaos

Le chantier de la rue Grande débutera mi-avril. La Ville anticipe.

Dans moins de deux mois (à partir du 15 avril), Dinant connaîtra un nouveau chantier d’envergure avec les travaux de rénovation de la rue Grande, l’une des deux artères principales de la ville. La fondation complète de la voirie sera refaite ainsi que le revêtement. Mais comme souvent dans ce genre de travaux, des surprises ne sont pas à exclure.

Inévitablement, la circulation sera impactée dans le centre-ville dinantais. Les véhicules venant d’Anseremme seront déviés via la rue de la Grêle, rue Dupont et rue En Rhée pour reprendre la fin de la rue Grande. Mais, durant trois jours, cet itinéraire de déviation sera impossible. Les autorités politiques se sont déjà penchées sur la question et étudient actuellement diverses pistes pour éviter le chaos durant cette période. "La rue Grande ne pourra pas être utilisée, il faudra passer par les petites rues derrière, près du palais de justice. Mais par là, ça peut vite bloquer ", confirme le bourgmestre Axel Tixhon.

Des pistes à l’étude

L’objectif est donc de proposer des alternatives aux Dinantais et à ceux qui devront se rendre dans le centre-ville. Comme les parkings de délestage combinés à des moyens rapides pour rejoindre Dinant. "Pour cela, on aimerait pouvoir utiliser les outils touristiques comme le téléphérique de la citadelle de Dinant ou les bateaux sur la Meuse pour d’éventuelles navettes fluviales ", poursuit Axel Tixhon.

Contacté ce week-end, le patron de la citadelle de Dinant, Marc de Villenfagne, a confirmé l’intérêt que portait la Ville à ses outils. "En hiver, le téléphérique est ouvert de 10 h 00 à 17 h 30 mais on pourrait adapter les horaires. Pour les étudiants, fonctionnaires communaux ou les autres personnes qui doivent se rendre au palais de justice ou ailleurs dans le centre-ville, l’utilisation du téléphérique se justifie."

Ces différentes pistes sont pour l’instant à l’étude. Par le passé, ces alternatives ont déjà été proposées mais n’ont pas eu le succès attendu. "Et puis, on n’aura peut-être pas besoin de tout. Mais on préfère anticiper. Nous avons encore quelques semaines devant nous", conclut Axel Tixhon.


Cure de jouvence pour le téléphérique

Le téléphérique de la citadelle de Dinant a subi une cure de jouvence ces dernières semaines. "Le démontage des cabines, des chariots et des suspentes a été fait début janvier. Les cabines ont été désossées et repeintes. Elles sont pratiquement nouvelles, on a d’ailleurs hésité à les remplacer. L’an dernier, on a déjà remplacé le câble tracteur et vérifié le câble porteur. Toute la mécanique a été revue. L’an prochain, on remplacera l’automate. Là, on est plutôt dans l’électronique", explique le patron de la Citadelle, Marc de Villenfagne.

Les travaux de remontage ont débuté la semaine dernière. Une phase technique importante, et risquée. "Le dispositif était important. L’erreur était interdite. On est en milieu urbain, avec des accès compliqués. Les opérations ont été chirurgicales mais se sont bien déroulées. Le tout a été réalisé par des sociétés spécialisées, chacune basée dans la région de Grenoble en France."

Ce week-end, l’heure était aux derniers fignolages. "Le gros du remontage a été fini vendredi. L’objectif est qu’il soit opérationnel pour la semaine des congés de Carnaval." Soit pour début mars.