La Marlagne : elle détourne 34.000 euros

Son compte en banque a été crédité du montant des sommes dérobées

La Marlagne : elle détourne 34.000 euros

Une employée du centre culturel Marcel Hicter La Marlagne à Wépion est accusée d’avoir dérobé près de 34.000 euros en 2015 et 2016, période durant laquelle elle avait en charge la gestion financière de certains secteurs de l’institution. Elle était absente ce mercredi lors de l’audience du tribunal correctionnel de Namur la concernant.

L’avocat de la Communauté Française, qui finance la structure, expliquait : "C’est lors d’un contrôle interne que l’on a commencé à soupçonner la prévenue, qui était en charge de la gestion des réceptions et de la cantine. Son successeur à ce poste s’est étonné de l’absence de rentrées financière pour ce secteur durant la période pendant laquelle elle le gérait. Il a demandé des explications et elle n’a jamais répondu à ses sollicitations. Elle recevait les rentrées d’argent en liquide et a expliqué les avoir stockées en cash dans deux enveloppes, dans un coffre auquel elle seule avait accès et dont elle détenait la clé. Il est apparu, à l’examen des comptes de la prévenue, qu’entre janvier 2015 et octobre 2017, ses comptes ont été crédités, à 2000 euros près, de la somme détournée."

Entendue dans le cadre du dossier en juillet 2019, la prévenue a expliqué que ses parents lui avaient donné l’argent. Ce que ces derniers ont nié.

Le parquet de Namur requiert une peine d’un an de prison, une amende de 500 euros et la confiscation des sommes détournées. Le substitut Debelle explique : "La prévenue était la seule à gérer ce compte et ce coffre. Auparavant, un système de reçu existait avec la cantine, mais avec l’arrivée de cette employée, il a disparu. Et l’argent avec celui-ci puisque le compte concernant la cantine n’a plus été alimenté. Elle a alors prétendu avoir laissé l’argent dans le coffre, dont elle seule avait la clé. Quand on sait que son propre compte Belfius a été crédité du même montant que la somme détournée, on comprend mieux pourquoi ses versions n’ont jamais été convaincantes."

Jugement le 17 février

JVE