Namur : les chiffres des hospitalisations dues au Covid en augmentation constante

En deux semaines, on est passé de 41 à 75 patients hospitalisés dont 21 aux soins intensifs

Namur : les chiffres des hospitalisations dues au Covid en augmentation constante
©AFP
Nadia Lallemant

L’équipe du CHU UCL a fait le point ce mardi sur les hospitalisations dues au covid dans les hôpitaux de la région de Namur.

" Les chiffres sont en augmentation constante depuis le 28 octobre mais il ne faut pas s'affoler , a précisé Benoît Rondelet, le directeur médical du groupe CHU UCL Namur. En effet, on est passé de 41 à 75 patients dont 21 aux soins intensifs. Au CHU, le plus grand hôpital de la région, ils sont 42 dont 13 aux soins intensifs."

Le directeur médical a rappelé que le vaccin ne protège pas correctement les immunodéprimés ce qui explique que 20 % des patients covid hospitalisés sont vaccinés. Il a indiqué, par ailleurs, que si le vaccin n'avait pas été administré, il y aurait le double si pas le triple de patients hospitalisés. " On va continuer à accepter tout le monde et garder de la capacité pour les patients Covid."

A Mont Godinne, le nombre de patients immunodéprimés est particulièrement élevé en raison de leur situation médicale. Il y a, notamment des cas aigus d’hématologie, des transplantations pulmonaires et des patients qui doivent recevoir des traitement particulièrement lourds.

Si les contaminations touchent à présent des tranches d’âge plus élevée, aucun cluster n’a été constaté dans les maisons de repos gérées par le groupe. Une situation qui s’explique par le taux de vaccination très élevé tant chez les résidents que parmi les membres du personnel.

Le directeur médical a, par ailleurs, mis l’accent sur l’absentéisme. Un absentéisme qui empêche les services de fonctionner à 100 %. Sur 28 lits agréés USI, six sont fermés faute de personnel.

" Le personnel hospitalier est touché sur le plan psychologique. Certains se remettent en question et décident de changer de carrière. Dans le même temps, les difficultés du recrutement sont liées à l'allongement de la durée des études d'infirmier. L'absentéisme s'explique, par ailleurs, par le fait que les gens sont à bout de souffle. Ils sont fatigués, en burn-out, malades ou en quarantaine. Actuellement, il n'y a pas que le Covid mais aussi les maladies saisonnières qui touchent le personnel", conclut Benoît Rondelet.