240 scouts flamands chassés d'un camp dans les Ardennes: "Nous sommes vraiment lésés"

Les voisins sont en colère. Et le bourgmestre ne leur laisse guère le choix.

240 scouts flamands chassés d'un camp dans les Ardennes: "Nous sommes vraiment lésés"
©AFP

Un camp de scouts flamands à Samrée, en province de Luxembourg, est en train de tourner en eau de boudin. Comme le relaient ce mercredi matin nos confrères du Het Laatste Nieuws, un groupe de 240 scouts originaires de Wilrijk (près d'Anvers) s'est vu exiger de plier bagage pour ce mercredi 16 heures au plus tard, sans quoi la police les dégagerait.

En cause? Des plaintes de riverains qui estiment notamment que les nuisances sonores sont trop importantes. Interrogée par HLN, la direction du camp explique que la police a débarqué mardi vers 16h auprès d'eux. "Les policiers nous ont montré une ordonnance du bourgmestre selon laquelle nous devions quitter notre site dans les 24 heures suite à des plaintes de locaux. Nous avons complètement été pris au dépourvu parce que nous n'avions reçu aucun avertissement indiquant que nous faisions quelque chose de mal", confie un chef. Ce dernier, qui était bien conscient que les feux de camp étaient interdits, explique qu'une plainte a également été déposée à cause de... bougies à la citronnelle. "Un petit barbecue était autorisé, alors nous pensions que les bougies ne seraient pas un problème."

La direction ajoute qu'une plainte concernait également la gestion des déchets. "L'agriculteur qui possède le champ était déjà venu dire qu'il y avait trop de déchets et nous avons immédiatement tout nettoyé", témoigne pourtant le chef interrogé.

"Le bourgmestre était parfaitement au courant du nombre"

Face à cette situation, quelques jeunes se sont rendus chez le bourgmestre pour éclaircir cette situation tendue. "Il a d'abord dit qu'il nous comprenait, mais a ensuite changé de ton et a affirmé que le voisinage en avait aussi assez de nous parce que nous faisions beaucoup trop de bruit. Et il a insisté pour que nous soyons tous partis à 16 heures mercredi. À l'exception d'une vingtaine de personnes qui ont été autorisées à rester".

Le groupe de scouts est aux yeux du bourgmestre trop important. Mais selon la direction, ce dernier avait donné pourtant son accord au départ. "Samrée ne compte qu'environ 400 habitants. Nous sommes nous 240, environ 180 enfants entre 6 et 18 ans plus un encadrement et une équipe de cuisine. Le bourgmestre a déclaré que le village ne pouvait pas gérer un si grand groupe. Cependant, il était parfaitement au courant à l'avance de notre nombre. Et ce n'est que maintenant que l'on se rend compte que nous sommes trop nombreux..."

"Nous ne voulons pas partir"

À noter que le camp doit normalement se terminer le 30 juillet, soit dans trois jours. "Ce qui n'est plus si long", indique la direction. "Nous sommes toujours en pourparlers avec le bourgmestre pour être autorisés à rester jusque-là. Nous voulons éviter d'avoir à revenir plus tôt et gardons pour l'instant toutes les options ouvertes. Reste à savoir ce que dira le bourgmestre dans la journée de mercredi. Nous examinons également les options juridiques avec quelques avocats. Nous sommes vraiment lésés. Nous ne voulons pas du tout partir d'ici."

Les chefs du camp précisent encore que les parents des enfants ont reçu un e-mail tard mardi soir pour faire le point sur la situation et seront contactés personnellement aujourd'hui.