Violent coup de poing au visage d’un enseignant à Anseremme

Le prévenu a mis un enseignant K.O, le 19 janvier 2017 à Anseremme.

S.M
Violent coup de poing au visage d’un enseignant à Anseremme
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En janvier dernier, le tribunal correctionnel de Dinant procédait à l’instruction d’audience d’une affaire de coups et blessures volontaires impliquant un Dinantais, poursuivi pour avoir frappé un enseignant de l’école spécialisée "Le Caillou", le 19 janvier 2017 à Anseremme.

Pour permettre au prévenu (sans avocat) de se défendre, le tribunal avait mis l’affaire en continuation au 26 avril. Audience à laquelle il n’a finalement pas comparu. Cela lui a valu une condamnation par défaut à deux ans de prison ferme et 1.600€ d’amende tandis qu’au civil, une indemnisation de 49.000€ était prononcée.

Le principal intéressé a fait opposition à ce jugement ce mardi matin. Le 19 janvier 2017, il s'est rendu à l'école "Le Caillou", pour "discuter" avec un enseignant car plusieurs incidents impliquant son filleul, âgé de sept ans à ce moment et qui souffre d'un handicap physique et mental, avaient eu lieu. "J'étais vraiment venu dans l'optique de discuter mais il m'a pris de haut et m'a rigolé au visage", explique l'intéressé. Son sang n'a fait qu'un tour et un coup de poing est parti tout aussi vite. Touché au niveau de la tempe, l'enseignant s'est effondré et a perdu connaissance. Victime d'une commotion cérébrale et de céphalées, il a été emmené aux urgences du CHR de Namur. Les faits se sont produits devant la directrice de l'établissement. "J'ai directement regretté mon geste", affirme l'intéressé.

Malgré l'ancienneté des faits, le parquet de Namur demande que le tribunal confirme les deux années de prison prononcées au printemps dernier. "Peu importe qu'il y ait quelque chose à reprocher à l'enseignant. On ne règle pas cela de cette manière et encore moins sur un lieu scolaire."

La défense plaide des mesures probatoires et, surtout, la réalisation d’une expertise. Car dans le jugement rendu par défaut, une incapacité de travail permanente a été retenue. Avec les conséquences financières et pénales que cela implique. Cette incapacité permanente étant contestée par la défense. Jugement le 25 octobre.