Les opérations de revitalisation urbaine représentent des investissements importants. Et pourtant, une architecture audacieuse, un design original et une approche esthétique ne suffisent pas à créer des espaces de vie.

Bon nombre de centres-villes sont ponctués d’espaces inutilisés, déserts, et de ce fait rapidement dégradés (déchets, tags, etc.). Cette spirale d’espaces urbains sans identité alimente le manque d’attractivité d’un quartier et d’une ville.

L’Association du management de centre-ville (AMCV), basée à Mons, a présenté, hier à Namur, son projet de reconquête d’espaces publics sous-utilisés dans cinq villes wallonnes : La Louvière, Tournai, Louvain-la-Neuve, Namur et Wavre.

Cette société se base sur des concepts et méthodes américaines de "place marking" et de "place management".

Derrière ces concepts se cachent la volonté de créer dans des petits espaces urbains, rebaptisés "Urban Lifestyle Point", des atmosphères, selon les besoins de leurs utilisateurs et non plus seulement sur base de critères esthétiques. "On veut que les gens récupèrent ces espaces, se les réapproprient, s’y sentent bien, y vivent. Cela ne demande pas de gros investissements mais une gestion quotidienne de l’espace", explique Jean-Luc Calonger, président de l’association.

L’AMCV mène neuf expériences pilotes d’ULP (Urban Lifestyle Point) dans cinq villes wallonnes. Objectif : repenser des espaces publics délaissés par la population : des squares, des parcs ou des places.

À Namur, c’est la portion comprenant les abords verdoyants de la Maison de la culture, la Halle Al Chair (office du tourisme), la rue du Pont et les bords de Sambre qui ont été choisis : "un espace délaissé par la population qui a pourtant un haut potentiel, une belle dynamique touristique, culturel et constitue une entrée de Namur. Sans oublier le passage voisin du Ravel ".

Cet espace est provincial. L’association va donc mener son projet en concertation avec la province et Gau Namur, qui dispose de stewards et d’ouvriers urbains pour la gestion de l’espace.

Sûr que d’autres espaces urbains namurois auraient bien besoin aussi d’un peu de place making et d’une nouvelle ou réelle vie, comme par exemple la place de l’Ange ou le Grognon