Mailings de masse à charge de la Ville, affichage sur les chantiers soumis à décision de ses services : la campagne de l’échevine de l’Urbanisme fait grincer des dents

Stéphanie Scailquin, échevine namuroise de la Cohésion sociale, de l’Égalité des chances, du Logement et de l’Urbanisme, a franchi plusieurs fois la limite de l’acceptable depuis le printemps, estiment certains candidats, même à l’intérieur de son parti (CDH). Une succession d’événements fait aussi bondir plusieurs Namurois qui s’en étonnent et s’en indignent notamment sur les réseaux sociaux. Si l’échevine reconnaît une maladresse (voir infra), elle dénonce "une campagne d’un voire de plusieurs collègues. Il y a la volonté de flinguer Stéphanie Scailquin". Le décor est planté.

Nous sommes en mai 2018. Tout le monde parle du règlement général de protection des données. Nos confrères de L’Avenir révèlent que Stéphanie Scailquin a utilisé une base de données transmise par Be Wapp (chapeauté par le ministre Carlo Di Antonio, CDH) pour inviter personnellement les personnes ayant participé à Wallonie plus propre, à venir rechercher du matériel pour la fête des voisins. Sans malice, assure l’échevine. Les faits font l’objet d’une question parlementaire du PS.

Par le passé, des étudiants de l’UNamur s’étaient déjà plaints que l’échevine de la Cohésion sociale avaient obtenu et utilisé leurs adresses mail internes à l’université pour un mailing sans leur consentement.

Autre registre , autre dérapage décrié. Fin avril, plusieurs citoyens manifestent leur indignation de recevoir un courrier signé Stéphanie Scailquin annonçant un cadeau de ses services : la boîte jaune SOS seniors à placer dans le frigo qui doit servir pour l’ambulance ou les pompiers. "Sortir ce document, si proche des élections, et utiliser des timbres de la Ville pour faire sa promotion, je trouve ça indécent", se plaint notamment un senior dans un courrier à la Ville.

Les candidats et militants de tous les partis bouillonnent encore plus fin juin lorsqu’ils voient sortir un courrier envoyé en une fois à 17.000 exemplaires pour le plan canicule. Un envoi qui coûte 17.000 € pour informer tous les seniors du territoire namurois. Un envoi qui porte surtout l’en-tête de l’échevine et non de son service de la Cohésion sociale. Publicité électorale aux frais de la Ville, accuse-t-on. Maladresse, dit l’échevine.