Œnologie

Il a 30 ans, est né à Arlon, vit à Tintigny et travaille à Habay. Bref, Aristide Spies est un Luxembourgeois de souche qui a porté haut les couleurs de sa province et de son pays la semaine dernière, lui qui a été élu 3e meilleur sommelier du monde à Tokyo.

Vous avez été accueilli en fanfare !

Il y avait une petite centaine de personnes à mon retour à Zaventem mardi soir. C’étaient principalement des sommeliers, mais franchement, je ne m’attendais pas à ça. Cet accueil a été extraordinaire et m’a fait très plaisir. Je n’imaginais pas que le pays entier se sentirait concerné. Après, j’ai retrouvé mes enfants et j’ai passé tranquillement la soirée avec eux à la maison. Je ne les avais pas vus depuis une semaine

Que faut-il pour être un sommelier reconnu internationalement comme vous ?

Le travail dans un restaurant est indispensable car les concours présentent des épreuves en association avec des plats et sans expérience suffisante, on ne peut pas les réaliser rapidement. Il faut aussi voyager car on retient mieux ce qu’on a dégusté sur place. Sans compter que tous les vins ne sont pas accessibles en Belgique où on reste très axé sur la France. J’ai eu la chance de découvrir les vignobles européens, sud américains et australiens. Et puis, il y a beaucoup de connaissances théoriques à étudier en plus de la pratique.

Les particuliers peuvent-ils avoir accès à votre savoir ?

Oui, je donne des cours d’initiation et de perfectionnement à l’œnologie et j’organise des soirées de dégustation fromages et vins par exemple. Je ne travaille plus en salle pour l’instant, mais je suis associé au développement d’un pôle gastronomique au château du Pont d’Oye à Habay. La cave, c’est le nerf de la guerre ! J’y prendrai du service en salle lorsque le restaurant sera ouvert.

www.lacavedusommelier.lu 063/23.10.60