A la suite de la mise en place de la zone de secours unique, en province de Luxembourg, un plan du personnel a été élaboré afin de renforcer les effectifs. Le recrutement n’a toutefois pas encore eu lieu.

"Ce plan a été présenté aux syndicats mais n’a pas encore été ratifié par le collège où siègent les bourgmestres de la zone", explique Joël Even, coordinateur de la zone de secours. "La décision politique devrait être prise le 7 septembre."

En attendant, les différents postes s’organisent pour remplir au mieux leurs missions. "A Bastogne, il manque une douzaine de volontaires", souligne Philippe Lanners, responsable du poste. "Nous devons, régulièrement, appeler nos collègues de Neufchâteau et de Houffalize en renfort. Tout le monde y met de la bonne volonté et jusqu’à présent tout se passe bien mais nous espérons que le recrutement se fera sans tarder."

Du côté du centre régional de secours et de l’école du feu, toujours en construction sur l’un des parcs d’activités de Bastogne, les pompiers sont là aussi dans l’expectative. A l’étroit à l’arsenal de la route de Wiltz, ils attendent le déménagement avec impatience. Les travaux, adjugés au montant de 6 386 269,30 € à l’entreprise Grandjean de Bastogne, en 2012 devaient être terminés… deux ans plus tard.

Quatre fonctions essentielles

Ce nouveau centre s’articule, pour rappel, autour de quatre fonctions essentielles : un grand hall pour les nombreux véhicules d’intervention, une zone autonome pour les ambulanciers, le poste d’incendie de Bastogne et l’école provinciale du feu avec un auditoire provincial de 200 places où les formations seront données. "Dans un chantier d’une telle ampleur, ce retard n’a rien de surprenant", indique Joël Even. "Si tout se déroule comme prévu, les travaux seront terminés en septembre. Les pompiers de Bastogne déménageront sans doute après l’inauguration dont la date reste à fixer."

L’ancien commandant des pompiers de Bastogne, Jacques Louis, retraité depuis ce lundi 1er août, conserve la direction de l’école du feu.