L’abbaye de Marche-les-Dames sera transformée en bureaux et salles de réception.

On a beaucoup supputé sur l’avenir de l’abbaye Notre-Dame-du-Vivier à Marche-les-Dames. Depuis 2006, on a évoqué la possibilité d’y installer des logements sociaux, puis on a parlé de centre culturel et enfin d’habitat groupé.

C’est à l’automne dernier que le sort de ce site classé depuis 1969 a été scellé. Le domaine de huit hectares a été acquis par les frères Bouvier (propriétaires de l’hôtel des Tanneurs et de ses restaurants notamment) qui entendent y installer leurs bureaux (sur 1 500 m2), en accueillir d’autres (sur 1 500 m2) et transformer les magnifiques salles médiévales (environ 2 000 m2) en espaces de mariages et de réceptions.

L’achat et la rénovation, qui s’étendrait sur cinq ans, représentent un investissement de dix millions d’euros. Bonne nouvelle : le site sera accessible au grand public. L’abbaye de Marche-les-Dames comprend une église, les jardins et le presbytère, un cimetière et l’abbaye proprement dite qui figurent dans le patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie. Sa date de naissance n’est pas connue avec précision, mais la première mention d’une communauté remonte à 1236. La légende affirme que, lors de la première croisade, les 139 épouses des nobles chevaliers partis pour délivrer Jérusalem des mains des Turcs se sont retirées à Marche-les-Dames.

En 1875, les Ursulines de Cologne y ont ouvert un pensionnat ; la défaite allemande de 1918 les a contraintes à retourner en Allemagne. Des Carmélites apostoliques françaises y ont ensuite accueilli des orphelines de guerre. En 1972, l’IATA a transformé une partie des bâtiments en internat, tandis qu’une aile resta occupée par les Carmélites jusqu’en 1976. L’abbaye a hébergé depuis 1981 la communauté des Petites Sœurs de Bethléem.

Le site a été inoccupé de 2006 à mi-2013. À partir de là, des séminaristes de la fraternité des Saints-Apôtres ont occupé l’aile nord de l’abbaye.