Une nouvelle chaudière en fonte à condensation interne fera son apparition sur le marché en 2016. L’Ultra-CB a été conçue et sera fabriquée dans l’usine Saint-Roch à Couvin, comme l’a annoncé le directeur hier devant le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, en visite sur place.

"Actuellement, on ne trouve que des chaudières à condensation externe sur le marché. Nous sommes les premiers à relever ce défi", souligne Luciano Dapra. "Nous planchons sur ce modèle depuis septembre 2010 pour un budget de 2,5 millions d’euros. Nous avons pris un peu de retard mais la phase industrielle est lancée."

Cette chaudière au rendement optimal sera proposée sur le marché belge et international. Des prospections vers l’Europe, les Etats-Unis, le Maghreb et la Chine sont prévues. "Nous espérons pouvoir nous développer en Russie mais cela dépend de l’évolution de la situation géopolitique. Les problèmes en Syrie, en Grèce, en Espagne de ces dernières années nous ont fait perdre deux millions d’euros."

Se tourner vers l’exportation

Saint-Roch Couvin a décidé de se tourner vers l’exportation pour redresser la barre financière qui a commencé à dégringoler en 2008. La crise pétrolière, la hausse du prix des matières premières, une succursale en déficit en sont les causes avec des pertes d’emploi à la clé. Mais l’entreprise semble reprendre du poil de la bête, comme l’a confié Luciano Dapra.

"Nous espérons boucler l’année avec un résultat positif de 500 000 euros. Cela ne serait pas possible sans l’aide reçue de la Sogepa." Saint-Roch s’est lancé dans la recherche et l’innovation, à l’image de cette nouvelle chaudière Ultra-CB. L’usine va intensifier ses contacts à l’export tout en tentant de conserver son leadership sur le marché belge. Elle doit aussi respecter la nouvelle directive européenne qui pousse les fabricants de chaudières à diminuer les émissions de CO2 et à favoriser les énergies renouvelables. Enfin, Saint-Roch devra trouver des aides financières extérieures pour mener à bien tous les investissements prévus, en attendant que les rentrées soient suffisantes.