Namur-Luxembourg À Wépion, la fondation Legros a repris le travail de mémoire avec des bénévoles.

En 2013, Emile Legros, habitant de Walhain, rachète un terrain de 11 hectares à Wépion. Au départ, c’était surtout pour y couper du bois. Puis il a découvert l’histoire du fort de Saint-Héribert, qui a une forme de triangle. Il décide avec sa fille de le réhabiliter et crée une fondation afin que, plus jamais, il ne soit enseveli de déchets ou de remblais comme ça a été le cas à une époque.

Bâti fin 1800, c’était l’un des neuf forts qui protégeaient Namur des bombardements durant les deux guerres. Pendant quatre ans, ce sont des centaines et des centaines de mètres cubes qui sont évacués, rien que pour la partie centrale de la forteresse.

Aujourd’hui, 20 % de la forteresse triangulaire sont sortis de terre. De quoi déjà pouvoir y organiser des activités et ouvrir bientôt un musée. La réparation du monument aux morts a démarré le week-end dernier et se poursuit ce week-end avec des bénévoles passionnés. Un petit pas dans la multitude de projets envisagés par Françoise Legros, qui a repris le flambeau de son papa (86 ans) dans la gestion du lieu.

"Nous avons de plus en plus de projets pour assurer la sauvegarde du fort de Saint-Héribert et le travail de mémoire : installer l’électricité, construire un musée, mettre l’eau courante… Mais nous ne pouvons pas tout financer nous-mêmes, c’est pourquoi nous voulons mobiliser toutes les personnes, associations, donateurs, sponsors et services publics afin qu’ils nous aident dans la continuité de la sauvegarde du fort et de la mémoire de nos soldats." Cela va passer par un crowdfunding lancé en février. Le premier palier consistera en l’impression de bâches, où sera repris l’ensemble des photos des soldats de 1914 et de 1940. Le deuxième palier financera l’installation de panneaux résistant à l’humidité avec chaque soldat du fort et son rôle in situ. Si elle arrive au troisième palier, la levée de fonds permettra la réalisation d’un album photos mémorial des soldats.

Un travail de mémoire qui tient à cœur de Françoise Legros qui s’est beaucoup investie personnellement. "J’ai rencontré le dernier soldat de 1940, c’est émouvant. J’ai traité tous les dossiers des soldats de 1914, des photos, des documents, des lettres d’amour…"

 

Infos : http://www.fortsaintheribert.be/appel-de-fonds-crowdfunding/