Namur-Luxembourg

Les travaux de voirie terminés, la restauration de la statue de l’Ange peut enfin commencer. L’entreprise qui a décroché le marché est la SA Hullbridge Associated. Ce petit monument de style Louis XVI, en pierre bleue, relevé de quelques touches dorées, a été réalisé par le sculpteur Fr. J. Denis en 1791 et se compose d’un piédestal fait de six éléments en faisceau sur lesquels se dresse une colonne cannelée, décorée de feuilles d’acanthe, de têtes de béliers et de guirlandes de feuilles de chêne.

Un petit chapiteau triangulaire surmonté d’une statue représentant un ange jouant de la trompette. C’est en 1936 que la pompe de l’Ange fut classée par arrêté royal comme monument en raison de sa valeur historique, archéologique et artistique. C’est dire si l’entreprise de rénovation (sans démontage) s’annonce minutieuse. Il s’agit de nettoyer et déjointoyer les maçonneries existantes, de rejointoyer l’ensemble à plein bourrage de mortier de chaux - histoire de fournir à l’édifice une protection contre les intempéries - et de recouvrir l’ensemble d’une peinture de manière à masquer les interventions.

Sans oublier les rehauts de dorures chaque niveau. "Chaque pierre de la pompe va être examinée et numérotée avant de lui affecter un procédé de restauration : consolidation à la résine, greffon ou remplacement complet", explique Tanguy Auspert.