Namur-Luxembourg

Et le commerce, comment se porte-t-il dans la commune de Durbuy ? L’Union des classes moyennes (UCM) vient d’apporter sa contribution à la réflexion. Après d’autres localités luxembourgeoises (Marche-en-Famenne, Bastogne, St-Hubert ), elle a sondé les commerçants de Durbuy, en se concentrant sur la vieille ville et Barvaux. Ces deux pôles ne sont pas très éloignés l’un de l’autre, mais la perception de l’activité commerciale y est très différente.

Sans réelle surprise, les commerçants de Durbuy sont très satisfaits, tant sur le développement économique que commercial (86 % et 76 %). "Ces taux n’ont jamais été atteints. Les gens sont très sensibles et très fiers de la marque Durbuy", observe Philippe Ledent (UCM).

La vieille ville bénéficie d’une fréquentation touristique exceptionnelle et les commerçants en tirent profit. Ils le soulignent dans l’enquête : cet équilibre reste cependant fragile. Les budgets injectés par les pouvoirs publics pour valoriser la plus petite ville du monde ont aussi un impact. La reconversion du couvent des Récollets devrait, elle, apporter un plus.

Tout pour Durbuy, et rien pour Barvaux ? Le sentiment est répandu parmi les commerçants de cette seconde localité. "Il existe même un contexte de concurrence vis-à-vis de Durbuy", ajoute Philippe Ledent. Là, 74 % des sondés ne sont pas contents du développement commercial et le taux de cellules vides est de 20 %. Ils déplorent, dans la foulée, un manque de sécurité.

Le bourgmestre, Philippe Bontemps, s’il ne le conteste pas, le nuance : "Ce sentiment est lié à la présence de deux ou trois familles." Pour le reste, une opération de revitalisation urbaine est en marche. Cela se concrétise notamment par la création d’un rond-point, en venant de Hotton, et des investissements par le privé dans l’immobilier. "Ce que nous avons entrepris à Durbuy, nous comptons le faire à Barvaux", assure Philippe Bontemps.